<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920</id><updated>2011-10-09T20:31:37.901+02:00</updated><title type='text'>autumn chicken</title><subtitle type='html'>Hello readers - warning : I can’t compete with telereality dramas partly because sensation was new to my generation at a time when apostrophes were still important in Britain, and francs still currency in France.  What I can do is convince myself that what I want to say of what I have lived through, matters – give myself permission.  As a spring chicken I never did.  I'm glad the seasons continue to change...</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>48</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-3157337099881230591</id><published>2011-05-28T18:14:00.009+02:00</published><updated>2011-05-28T18:46:02.974+02:00</updated><title type='text'>28/05/11 - O Tannenbaum</title><content type='html'>* Un homme se tue à Trafalgar Square.  Une femme est activement recherchée.  A 4h hier matin les pompiers ont trouvé le corps inanimé de Hector Grabiescu vers le Sapin de Noël nordique à Trafalgar Square.  Il portait un déguisement de Père Noël et avait manifestement bu beaucoup d'alcool.  Des témoins avaient remarqué une femme près de l'arbre peu avant le drame et affirment qu'elle est montée dans le bus n° 159 en direction de Streatham juste après sa chute'.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Il était 3h du matin lorsque Deborah passa devant le sapin de Noël de Trafalgar Square.   Elle avait froid même s'il avait cessé de neiger.  Surprise de voir des emprunts menant droit au tronc de l'arbre elle souleva les yeux et vit un homme accroché en haut déguisé en père Noël en train de lancer des boules en bas dont une a failli l'atteindre.  Il était visiblement ivre et en l'apercevant, se mit à chanter une chanson incompréhensible dans une langue que Deborah ne comprenait pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* A la fin du boulot je sortais du casino et et me disais que j'allais faire un tour à Trafalgar Square voir le Sapin.  Pour une fois il n'y avait pas grand monde, même si c'est difficile à croire et en plus la neige s'était arrêté.  La lune brillait à éclipser les lampadaires et je me dirigeai vers l'arrêt de bus pour prendre le bus de nuit.  Quelque chose est tombé à mes pieds et lorsque je me suis levée la tête j'ai aperçu un homme déguisé en Père Noël en train de lancer des boules d'en haut du sapin.  Il chantait, on aurait dit en polonais ou je ne sais quoi, et j'avais peur qu'il tombe.  A ce moment mon bus est arrivé et je l'ai laissé en me disant que c'était surement une farce de fin d'année.  J'avais froid et j'étais fatiguée.  Qu'aurais-je pu faire?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Je ne sais pas ce que je fais là.  Mon pays me manque et toutes ces coûtumes chrétiennes me laissent perplexe.  J'aurais dû rester chez moi où la neige reste blanche, pas souillie par le trafic infernal de cette ville.  Masi j'ai grimpé maintenant et je suis coincé.  Faut que je me décide.  Si la boule tombe sur elle je vais demander de l'aide, sinon je vais sauter et tant pis pour l'Eldorado.  Je verrai ça une autre fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Tiens, c'est bien Noël.  Mon père m'avait bien dit qu'ils étaient tous bizarres les humains à cette époque de l'année.  Et voilà que l'un d'eux grimpe sur mon tronc.  Il n'a pas l'air très bien dans son assiette par contre.  Je ne sais pas si c'est une farce et pourqoui lance-t-il ces boules dans la neige?  Il pourrait cogner la jeune femme qui arrive.  Tiens, il neige plus.  Je me demande si j'ose me secouer un peu pour déloger les derniers flocons qui restent.  Et merde... désolé mon vieux, je n'avais pas pensé à ça.  J'ai dû secouer une branche de trop là...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-3157337099881230591?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/3157337099881230591/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=3157337099881230591' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/3157337099881230591'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/3157337099881230591'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2011/05/280511-o-tannenbaum.html' title='28/05/11 - O Tannenbaum'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-3260265749984347475</id><published>2011-05-07T18:41:00.003+02:00</published><updated>2011-05-07T18:48:15.096+02:00</updated><title type='text'>le langage au bout de ma langue</title><content type='html'>Je dis chaleur, et le jardin masse mes muscles préférés avec une lente dérision&lt;br /&gt;Je dis danger, pour danser avec la distance loin du but&lt;br /&gt;Je dis pleurs, pour nourrir l'oeil aride des rêves charpentés&lt;br /&gt;Je dis eau, pour calmer la faim fluide de l'espoir&lt;br /&gt;Je dis soleil, pour ouvrir la porte au bruit du réel&lt;br /&gt;Je dis couleur, et les murs baissent leur garde pour porter une nuance&lt;br /&gt;Je dis musique, et une boisson sucrée chatouille mes lèvres entre-ouvertes&lt;br /&gt;Je dis rire, et l'horizon courbe à l'infini tendant sa main&lt;br /&gt;Je dis odeur, et mon ventre chante une berceuse à l'ouverture du jour&lt;br /&gt;Je dis regard, et tout devient souvenir dans une vision d'obscurité&lt;br /&gt;Je dis bruit, et l'enveloppe glisse dans la fente de ma mémoire&lt;br /&gt;Je dis vent, et la main trace l'heure avec une bobine de soi&lt;br /&gt;Je dis observe, et mes cheveux se coupent en deux pour mesurer l'écart&lt;br /&gt;Je dis framboise, et elles tapissent les veines des prairies avec des pépites d'or&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-3260265749984347475?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/3260265749984347475/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=3260265749984347475' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/3260265749984347475'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/3260265749984347475'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2011/05/je-dis-chaleur-et-le-jardin-masse-mes.html' title='le langage au bout de ma langue'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-3567552508401339936</id><published>2011-05-01T16:28:00.008+02:00</published><updated>2011-10-09T20:19:03.272+02:00</updated><title type='text'>30/04/11 Sense and probability</title><content type='html'>La montagne somnole, acaparée par la chaleur sourde. Elle émet un soupir langoureux de lété oublié.  Les moutons paissent l'herbe paresseuse.  Les jours se ressemblent comme des jumeaux récalcitrants.  On est là.  On n'a pas le choix.  On trace l'horizon avec son doigt pour couper le monde en deux.  On transpire et le souffle dans ses narines vibre comme une plainte.  La mer s'évapore et les nuages l'accompagnent.  Les abeilles perdues friment dans les airs.  On s'ennuie, on dessine des cercles avec ses pouces.  On suce ses cheveux mal lunés.  On inspire l'ailleurs pour supporter l'ici.  La toux du ruisseau est grasse.  Elle débite de l'insouciance litre après litre, comme une danse aveugle.  On trempe ses pieds dans son ventre effervescent, à peine surprise par le froid dense et carré.  On respire la verdure des ses rivages, sa douce mousse.  On entend les minutes qui peinent à avancer.  On est rodé.  On se lasse.  Les arbres indécents manquent de savoir-vivre.  On le sent.  On l'entend.  Les fleurs des champs se donnent la main. On goûte leurs envies.  On touche l'odeur des souvenirs en herbe.  On caresse le goût de l'exile.  On attend le miracle.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-3567552508401339936?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/3567552508401339936/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=3567552508401339936' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/3567552508401339936'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/3567552508401339936'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2011/05/300111-sense.html' title='30/04/11 Sense and probability'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-6433732949396265695</id><published>2011-03-27T11:58:00.010+02:00</published><updated>2011-03-29T13:06:51.852+02:00</updated><title type='text'>Un peu gauche - Alambic 26/03/11</title><content type='html'>&lt;div align="left"&gt;On écrirait à la main sur les vagues avec l'écume pour encre et les algues comme plume. Les gouttes d'eau comme des diamants dansant dans la marée, les crabes pincant nos doigts d'auteur. On viserait l'horizon pour faire passer le verbe, et le message de nos textes s'échapperait de la bouteille des interdits. Les mots ondulent. Ils vont et viennent au gré des lunes, pleins par moment, éffacés et modestes par d'autres. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;On soulagerait sa main dans les dunes dans la chaleur du sable, caché du vent salé. Nos mots sablés naîtront ainsi du sel et de la pierre, pimentés mais pas pétrifiés. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;On goûterait le parfum du large. On se délecterait de l'union de la terre et la mer avec nos propres envies volant au dessus de la plage page où les seules lignes sont le ciel et l'eau infinis. Eblouis par tant de liberté, le canevas d'une vie choisie.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-6433732949396265695?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/6433732949396265695/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=6433732949396265695' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/6433732949396265695'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/6433732949396265695'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2011/03/alambic-230311.html' title='Un peu gauche - Alambic 26/03/11'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-5375798863101017090</id><published>2011-03-27T11:25:00.028+02:00</published><updated>2011-03-29T13:02:35.177+02:00</updated><title type='text'>Mainstenant (Alambic 26/03/11)</title><content type='html'>Mains de farine &lt;br /&gt;Mattes, blanches, hors service &lt;br /&gt;Tant de surprises &lt;br /&gt;Tant de gâteaux &lt;br /&gt;Tant de bonheur &lt;br /&gt;Nourrisez &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mains de médecin &lt;br /&gt;Sures, compatissantes, protectrices &lt;br /&gt;Tant d'histoires &lt;br /&gt;Tant de regrets &lt;br /&gt;Tant d'espoir &lt;br /&gt;Continuez &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mains de musicien &lt;br /&gt;Fluides, larges, débridées &lt;br /&gt;Tant de force &lt;br /&gt;Tant d'émotion &lt;br /&gt;Tant de liberté &lt;br /&gt;Enchantez &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mains de demain &lt;br /&gt;Ouvertes, spontanées, vitales &lt;br /&gt;Tant de possibles &lt;br /&gt;Tant d'inconnu &lt;br /&gt;Tant de temps &lt;br /&gt;Rêvez &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mains de modération &lt;br /&gt;Posées, calmes, justes &lt;br /&gt;Tant de sens &lt;br /&gt;Tant de pouvoir &lt;br /&gt;Tant de bienveillance &lt;br /&gt;Préservez &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mains de diamants &lt;br /&gt;Brillantes, pures, rares &lt;br /&gt;Tant de noblesse &lt;br /&gt;Tant de valeur &lt;br /&gt;Tant de vérité &lt;br /&gt;Guidez&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-5375798863101017090?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/5375798863101017090/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=5375798863101017090' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/5375798863101017090'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/5375798863101017090'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2011/03/mainstenant.html' title='Mainstenant (Alambic 26/03/11)'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-8851196817106488392</id><published>2011-02-22T18:39:00.006+01:00</published><updated>2011-02-23T11:53:28.403+01:00</updated><title type='text'>l'ELLEphabet</title><content type='html'>Elle A de l'ambition&lt;br /&gt;Elle B nit le jour où elle est née&lt;br /&gt;Elle C ce qu'elle veut&lt;br /&gt;Elle D die sa vie aux choses importantes&lt;br /&gt;Elle E vre pour la paix&lt;br /&gt;Elle F ectue des miracles chaque jour&lt;br /&gt;Elle G nère de la bonne humeur autour d'elle&lt;br /&gt;Elle H menu ses détracteurs&lt;br /&gt;Elle I llustre le mot épanouïe&lt;br /&gt;Elle J gote d'impatience de croquer la vie&lt;br /&gt;Elle K lme les esprits excités&lt;br /&gt;Elle L ague le bois mort de sa vie&lt;br /&gt;Elle M écrire&lt;br /&gt;Elle N de Troie était une terreur&lt;br /&gt;Elle O se dire quand ça ne va pas&lt;br /&gt;Elle P tille comme la Veuve Coquelicot&lt;br /&gt;Elle Q mule les rôles sans broncher&lt;br /&gt;Elle R ode les préjugés sur son sexe&lt;br /&gt;Elle S quisse le dessein de son destin&lt;br /&gt;Elle T moigne de beaucoup de courage&lt;br /&gt;Elle U tilise son cerveau à bon escient&lt;br /&gt;Elle V hicule des messages positifs&lt;br /&gt;Elle W ritablement le plaisir d'une rencontre&lt;br /&gt;Elle X fois s'est relevée pour avancer&lt;br /&gt;Elle Y grècque comme la belle Hélène sus-citée&lt;br /&gt;Elle Z sa place à la suivante&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-8851196817106488392?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/8851196817106488392/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=8851196817106488392' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/8851196817106488392'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/8851196817106488392'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2011/02/lellephabet.html' title='l&apos;ELLEphabet'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-8562909198348754807</id><published>2011-02-12T20:35:00.019+01:00</published><updated>2011-02-16T19:09:53.548+01:00</updated><title type='text'>Ecrire</title><content type='html'>Ecrire,&lt;br /&gt;C'est suivre son élan dans l'aventure de l'enfant. C'est essayer de nommer son désir.&lt;br /&gt;C'est aussi un chemin vers soi-même et les autres - le pont du partage. Le moi universel.&lt;br /&gt;C'est aussi la quête de la paix.&lt;br /&gt;C'est encore l'alchimie du vécu et de l'haut-delà, l'ancrage dans l'iréel, l'envol depuis le réel.&lt;br /&gt;C'est encore la cuisine hybride de l'actuel et de l'ancien.&lt;br /&gt;C'est encore la différence entre deux mélodies.&lt;br /&gt;Ecrire,&lt;br /&gt;C'est parfois risquer de blesser pour s'approcher de son besoin.&lt;br /&gt;C'est parfois s'apercevoir d'histoires enfouies.&lt;br /&gt;C'est parfois l'impossible explosé.&lt;br /&gt;C'est souvent la découverte de ce que l'on savait déjà.&lt;br /&gt;C'est souvent l'effort et la frustration.&lt;br /&gt;C'est souvent l'appréhension du génie sortant de sa lampe sans maître.&lt;br /&gt;Ecrire,&lt;br /&gt;C'est malgré tout le propre de l'être humain, le moteur de l'existence, le souffle dans le coeur, la nourriture de l'âme.&lt;br /&gt;C'est toujours l'inattendu.&lt;br /&gt;Ecrire,&lt;br /&gt;C'est l'exploration.&lt;br /&gt;C'est ce qui reste du temps à vivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est là mon bureau. Il est en forme d'haricot. C'est ma grand'mère qui me l'a légué comme si elle savait. Il est devant la fenêtre qui donne sur la rue. Il y a aussi une chaise avec des accoudoirs. L'ordinateur est en haut dans une chambre. Trop de fils sinon. Trop de risque que ce soit volé par un piéton malhonnête quand je suis pas là. Je n'ai pas de rideaux devant ma fenêtre. J'aime voir ce qui se passe dans la rue. J'aime voir les gens qui regardent au travers ma fenêtre avec des regards furtifs, des gens curieux démasqués. Je n'ai rien à cacher de toutes façons. La vie m'a rendue transparente malgré moi. Donc c'est l'endroit idéal pour écrire. Assez de place, assez de lumière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On est agitée, fébrile, parfois peureuse de ce qui va s'en suivre.&lt;br /&gt;On procrastine.&lt;br /&gt;On veut préparer le canevas idéal.&lt;br /&gt;On hésite.&lt;br /&gt;On est prête à y croire.&lt;br /&gt;On respire.&lt;br /&gt;On est distraite mais volontaire.&lt;br /&gt;On prend ses feuilles et son stylo.&lt;br /&gt;On rassemble ses blocnotes, calpins, carnets où l'on a confié ses ébauches, ses rêves, ses inspirations, ses citations.&lt;br /&gt;On les mets à portée de main à droite.&lt;br /&gt;On relit ses anciens jets.&lt;br /&gt;On reprend le fil.&lt;br /&gt;On rajoute des mots.&lt;br /&gt;On introduit ce qui manque.&lt;br /&gt;On y va.&lt;br /&gt;On s'envole.&lt;br /&gt;On cale.&lt;br /&gt;On fait une pause.&lt;br /&gt;On boit un café.&lt;br /&gt;On perd le fil.&lt;br /&gt;On recoud par derrière.&lt;br /&gt;On se lasse.&lt;br /&gt;On réflechit.&lt;br /&gt;On tire un blanc.&lt;br /&gt;On attend.&lt;br /&gt;On divague.&lt;br /&gt;On pense à autre chose.&lt;br /&gt;On boit son café.&lt;br /&gt;On a mal au doigt.&lt;br /&gt;On se dit qu'il faut descendre l'ordi d'en haut.&lt;br /&gt;On monte pour s'en assurer.&lt;br /&gt;On allume.&lt;br /&gt;On se laisse distraire par un moteur de recherche de son écrivain préféré.&lt;br /&gt;On se dit à quoi bon?&lt;br /&gt;On oublie son café qui se refroidit.&lt;br /&gt;On remettra ça à plus tard.&lt;br /&gt;On se connait.&lt;br /&gt;On sort faire un tour au soleil pendant qu'il y en a.&lt;br /&gt;On rangera son bureau au retour.&lt;br /&gt;On a tout son temps après tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Tunisie, L'Egpyte, L'Algérie? - il y aura de quoi écrire...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-8562909198348754807?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/8562909198348754807/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=8562909198348754807' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/8562909198348754807'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/8562909198348754807'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2011/02/ecrire-12211.html' title='Ecrire'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-6307626007599497358</id><published>2011-01-30T13:36:00.021+01:00</published><updated>2011-02-12T12:05:56.950+01:00</updated><title type='text'>La gamme des couleurs - 29/1/11 Sos Phren Logos</title><content type='html'>A l'encre rouge j'écris les rouges à lèvres qui m'ont peinte et tirée vers les roses. Le fun, le plaisir, la mère, la dissonance, la douceur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'encre orange j'écris pas grande chose. Elle m'échappe et pourtant elle a été là. La jeunesse. L'expérimentation. L'ouverture&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'encre jaune j'écris la primevère. J'écris 'Aimes-tu le beurre?'. J'écris la boucle d'or. La chatouille, l'été vide, la chaleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'encre verte j'écris la robe zippée, la visite au frère, le nounours compagnon, la compétition sportive. J'écris l'uniforme, la cravate, le béret et blazer, la devise de l'école. Le bon et le mauvais, le moindre mal et la suite. La fidélité, la pérennité. La rassurance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'encre bleue j'écris l'empreinte sur le doigt, le travail au propre. La pression. La satisfaction. L'apprentissage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'encre indigo j'écris la myrtille. J'écris Le Petit Havre sur La Colline. J'écris les mains et les vêtements tâchés. L'ennuie. La pluie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'encre violette j'écris parme. J'écris le magasin de bonbons. J'écris la limonade faite maison. J'écris la vie de la rue. La liberté. L'abandon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vacille entre le vert et l'indigo. L'indigène et l'indignation. Le vert qui reste fidèle à mes paupières et mes papilles, gouteux comme les myrtilles cueillies sous la pluie fine de la fin de l'été vide. La feuille et le fruit nécessitant des centaines avant de suffire pour offrir une belle récolte. Bordant les chemins de la douce colline, peuplant le paysage de moutons et d'ardoise, la mer pourpre en bas au loin, l'herbe grosse et fluide verte mousse. Ecume de chlorophylle, fruits striés de sang mauve. La route vers l'automne semée de teintures mûries, investies et méritées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lumière déterminante quant au degré de verdure révélée - vert frémissante n'ayant point sa place à l'autre rive de l'été. La traversée sera longue dans ce pays anthracite. Réveille-moi lorsque les brins repoussent coquins et légers. Ni pomme, ni tilleul mais acide sous les yeux. Effervescence, tonique oculaire. Nul besoin de polychrome pour varier le plaisirs. Tout est là mon petit vert de ma grande terre. Tiges vertes ingénieuses. Vertigineuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour moi le vert c'est le vert citron, vert de tous mes âges. Ca commence avec mon nom, grec à la base s'il vous plaît. La jeune pousse. Le vert chante, enchante. La nature est le hasard. Le vert est voulu, pérenne et fidèle à mes attentes comme un goût qui ne change pas tout au long de la vie. Comment expliquer la fidélité d'une nuance? Le retour d'un teint? Ca ne se voit pas, ça se lit. Ca démarre. Ca demeure. Un cycle est né de cette couleur généreuse et omniprésente. Le feu vert à tous les possibles. Vertiges de la permission, de la transmission. Ver-t-baliser sa passion pour la vie, la vitalité, de ses vertus.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-6307626007599497358?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/6307626007599497358/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=6307626007599497358' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/6307626007599497358'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/6307626007599497358'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2011/01/la-gamme-des-couleurs.html' title='La gamme des couleurs - 29/1/11 Sos Phren Logos'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-6750231811982435972</id><published>2011-01-01T15:05:00.010+01:00</published><updated>2011-05-14T17:09:57.596+02:00</updated><title type='text'>Cutting one's cloth</title><content type='html'>These are the pieces of fabric which will (may) one day make me prête à porter...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-6750231811982435972?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/6750231811982435972/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=6750231811982435972' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/6750231811982435972'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/6750231811982435972'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2011/01/cutting-ones-cloth.html' title='Cutting one&apos;s cloth'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-3292477396968647438</id><published>2010-06-26T14:18:00.004+02:00</published><updated>2010-06-26T14:32:35.923+02:00</updated><title type='text'>Alambic 26/06/10 -</title><content type='html'>Ce n'était pas de l'amour. C'était de la rage. Ces moments où ton cerveau se trompe de cible et remodèle la réalité avec des passe passe chimiques. Mon ami d'enfance D, émigré depuis longtemps est revenu trouver des réponses à l'échec de son mariage survenu de l'autre côté de l'Atalantique. Je ne savais pas qu'il m'aimait depuis toujours et lui il ne savait pas qu'il se trompait lorsqu'il pensait cela. Nous avons vécu une condensée de sensations, déclarations, fabulations, palpitations, exultations avant qu'il ne reparte appaisé aux Etats Unis. Sa paix retrouvée il a pu se rendre compte qu'il allait se remarier avec la femme de son meilleur ami. Ca s'est fait un an plus tard. Il m'a laissée vidée, déboussolée. J'ai quitté mon emploi et suis embarquée dans une aventure follle de traverser l'Atlantique avec un vélo et 3 compagnons de fortune sous prétexte de récolter des fonds après le tremblement de terre méxicain. Notre itinéraire allait passer par Washington D.C. D allait être ému, ravi de me revoir l'amour de sa vie. Il m'a présenté S, sa femme. Les émotions et les ravages allaient être pour moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'était pas de l'amour. C'était de la rage. Mais cela ne m'a pas permis de reconnaître le vrai. La rage par contre j'ai pu déguster en grosses quantités. Lorsque j'ai quitté le père de mes enfants j'ai pensé tout de suite à D qui m'a écoutée longuement et patiemment, compatissant. Il avait eu un enfant avec l'ex femme de son meilleur ami. Moi j'en ai eu 2 avec l'enragé. D m'aimait toujours pour toujours. C'était bon à savoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'était pas de l'amour. C'était de la rage. Mais cela m'a permis de reconnaître le vrai. D parle beaucoup. C'est son métier. Les seuls mots qui m'intéressent sont ceux avec du sens.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-3292477396968647438?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/3292477396968647438/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=3292477396968647438' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/3292477396968647438'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/3292477396968647438'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2010/06/alambic-260610.html' title='Alambic 26/06/10 -'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-3163661997319235539</id><published>2010-06-09T21:51:00.007+02:00</published><updated>2010-06-09T22:26:17.359+02:00</updated><title type='text'>It's a family affair... (Alambic 22/5/10)</title><content type='html'>Neither of them followed the rules, but not for the same reasons : one for the sake of rebellion, the other because the structure had given way by then blurring the index. A funeral by default; a gravestone withering in weeds...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- disaffection as a trophy was easier than admitting you were hurt, wasn't it?&lt;br /&gt;+ you are so up your own arse with your big words&lt;br /&gt;- me? up my own arse? Clever. Who was it who had to spend a week in hospital having their shit pumped out of them because they held on to it so tightly? You could have held back a reservoir with your sphincter muscles, no sweat.&lt;br /&gt;+ if my memory serves me well your little episode of cystitis led you to hospital as well&lt;br /&gt;- exactly, and the difference is I've been aware of that acid burning my life ever since, not denying that I came out unscathed&lt;br /&gt;+ move on, move along. You're so bogged down in the past you're an archeologist's dream&lt;br /&gt;- trowels, bowels, funny that&lt;br /&gt;+ wordy words. Your neuroses bore me&lt;br /&gt;- I may bore you but at least show me the respect you would give to anyone else&lt;br /&gt;+ respect? talk to me about respect.&lt;br /&gt;- you have always despised me or maybe envied me. At any rate you've spent most of your life trying to eradicate me from the map of your existence. I could have lived and died by now and it wouldn't even have crossed your mind to check how I was doing&lt;br /&gt;+ I don't want to listen to this crap anymore&lt;br /&gt;- tell me something I don't know already. Go on, surprise me&lt;br /&gt;+ you had it so easy&lt;br /&gt;- make me howl&lt;br /&gt;+ you were always the favourite, always having excuses made for you&lt;br /&gt;- and was that my choice, my decision? And have you ever thought about how that disabled me for facing things in the real world? Have you ever stopped to imagine how that disempowered me. Becoming someone else's object?&lt;br /&gt;+ don't come over all psycho babble with me. Move on, get over it&lt;br /&gt;- has it ever occurred to you that's my life's definition but I want you a part of that reconstruction? Knowing all the while all I'll ever get from you is scorn and derision. And the worst of it is I keep coming back for more. If we still &lt;em&gt;have &lt;/em&gt;a relationship it's because I make it happen&lt;br /&gt;+ I live my life&lt;br /&gt;- and for you that means I don't exist. A curious notion of life to deny your own sibling. When did your rivalry start to get the upper hand? When did I become such a threat by my very breathing that you had to shut down? Let me think. When I granted our father the right to be mentally ill after you had suffered at his hands?When I questioned our mother's wisdom in leaving us behind? When I saw through the tyrant in our stepfather, your convenient, instant new male model?&lt;br /&gt;+ you'll never understand. It's a gender thing. And your mockery and rejection of mother made me livid. That's women for you. Can't stamp out the bitch in you&lt;br /&gt;- you haven't grown have you? You've just endorsed your own intolerance all these years. You stopped loving the day you stopped shitting and replaced love by hedonism to endure all that pain. And because you're a man that's all you need to do. I'm alright Jack and if I just party from now to eternity that suits me and I can just cater to my own needs, safe in the knowledge of my superiority.&lt;br /&gt;+ me? superior? have you ever heard yourself talk about being a mother. Bla bla bla. Like some saintly force for the planet and us childless pariah must beg permission to continue taking pleasure in life.&lt;br /&gt;- when have I &lt;em&gt;ever&lt;/em&gt; berated you on that score? Look at me. Who do you see? What do you know of who I am? Can you really imagine I could set myself up as a model for perfect parenting? That's why I forgive where you choose to forget.&lt;br /&gt;+ you're going to make me cry, or laugh. I don't know which.&lt;br /&gt;- your ridicule can't touch me any more. I'm done. You can't dole out any more punishment I'm not collaborating any more&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;And do you know the interesting thing is that for all the wordy words exchanged his remain empty, devoid of meaning as he continues to send cards at Christmas, like he's not the author of his violence. He thinks, like so many men, that words are devoid of sense, exonerated from commitment. Half the planet opens its mouth only for the sake of exercising its vocal chords. No verbal contract ever existed for the male of the species. Is that why he chose photography? A short cut to truth? A dumbing down of the message? No effort expended in bonding. Just gloss. Just airbrush out the context and stir up the emotion from a safe distance. Be the one who spies from the haven of your lens.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-3163661997319235539?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/3163661997319235539/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=3163661997319235539' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/3163661997319235539'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/3163661997319235539'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2010/06/its-family-affair-alambic-22510.html' title='It&apos;s a family affair... (Alambic 22/5/10)'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-180333393195110347</id><published>2010-04-03T17:03:00.006+02:00</published><updated>2010-04-03T17:52:22.226+02:00</updated><title type='text'>I'm Sonia, fly me - 3/4/10</title><content type='html'>Le parking à Cointrin étant archi plein elles avaient préféré prendre le train. Claudine, les cheveux désobéïssants est assise avec sa valise près du check-in avec Sonia qui, comme d'habitude machouille un chewing-gum jusqu'à la moëlle. Sonia s'agite, regarde sa montre et laisse sa respiration montrer son énnervement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sonia: Bien sûr elle n'est pas encore arrivée. C'est pourtant pas compliqué d'être à l'heure. C'est pas comme si je n'avais pas de dossiers à boucler avant de partir, moi aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claudine: J'espère que rien ne lui est arrivé. Elle avait une petite mine hier quand j'ai quiité le bureau et elle m'a dit qu'elle restait encore une bonne heure pour expliquer le bon de commande au stagiaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sonia : Vous avez de la chance avec tous les stagiaires à la pelle que vous décrochez avec tant d'aise. J'ai dû tout vérifier moi même au peigne fin avant de laisser mon équipe. Sinon c'était la porte ouverte à n'importe quoi dans le service. Il faut tout que je leur explique, c'est épuisant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claudine : Ca va être chouette quand même d'aller en Iran. C'est une chance que nous avons même si le boulot s'empile dans notre absence. Quelle opportunité remarquable de voir avec ses propres yeux la situation là-bas au delà de notre mission.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sonia: Pfff, tu crois ça? Ca va être ennuyeux au possible. Ils sont vraiment pas en avance dans leurs méthodes de travail. Non, mais qu'est-ce qu'elle fait bon sang? On va râter le vol si elle ne se dépêche pas et je veux pas que l'on vienne me dire que c'est de ma faute. J'étais là bien à l'heure. J'avais même prévu de prendre le taxi si le train foirait. Elle exagère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sonia tapote avec sa cheville par terre pendant que sa machoire émet un bruit malodorant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claudine : Peut-être on devrait lui téléphoner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sonia : Vas-y si tu veux. Je vais pas utiliser mon forfait pour ça. C'est plutôt à elle de nous contacter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claudine : Elle connait ton nouveau numéro?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sonia : Non je ne le lui ai pas donné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claudine : Je vais lui téléphoner. Elle a peut-être loupé sa correspondence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sonia : Ca ne m'étonnerait pas d'elle!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claudine : Tu trouves?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sonia : Laisse tomber, tout ce que je sais , c'est que je ne vais pas râter l'avion à cause d'elle. Ce n'est pas de ma faute si elle a du mal avec son emploi du temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claudine : Ce n'est pas son style. Ca m'inquiète. (A elle-même 'S'il ya bien une qui ne veut pas incommoder les autres, c'est Anna').&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anna arrive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claudine : La voilà, elle arrive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anna s'approche du check-in, son I-phone à l'oreille, en train de faire des grimaces hilares à ses collègues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anna : Vous n'allez pas me croire. J'ai gagné le concours pour dîner avec Lady Gaga au Phouket. Désolée pour le retard. Je devais renvoyer la bonne réponse par sms dans les 10 minutes et je n'avais pas de signal dans le tunnel. C'était flippant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claudine : Tu as gagné? Non, mais c'est hallucinant, le pied!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sonia : Tu vas encore devoir poser un RTT pour monter à Paris? Je pensais que tu les avais tous épuisés avec ton week-end surprise à New York.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anna : Ca va les filles? Vous n'avez pas dû attendre trop longtemps? Allez, je vous paie une bière. On touvera pas trop de panachés à Téhéran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sonia : Non, merci. Je veux avoir la tête claire pour la conférence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anna : Allez, détends-toi. Tu macheras 2 chewing-gums à la place d'une là-bas pour ne pas t'endormir. Tu viens, Claudine?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claudine : Vas-y. Je te rejoins. Je vais just passer un coup de fil à mon équipe pour leur dire de partir un peu plus tôt ce soir pour éviter les bouchons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sonia : Bon, ben moi je vais relire l'ordre du jour pour être sur de n'avoir rien oublié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anna : C'était comment le match hier, Claudine?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claudine : Trop dément. On a gagné aux penalties alors qu'ils étaient que 10! J'ai pas vu ça depuis Munich. On a fêté jusqu'à 3 heures du mat. Heureusement que l'on avait invité les voisins à regarder ça avec nous!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sonia : Comment tu peux regarder ce sport débile?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claudine : Ca me rappelle mon père quand on allait au stade les samedis. J'adore cette ambiance de fête. Et toi, comment ça va tes séances de musculation? Tu y vas toujours 3 fois par semaine? Tu as du mérite. Je tiendrai pas le choc!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sonia : Si on veut rester tonique on a pas le choix. Ca me plaît. Ca demande de la rigueur et de la discipline donc ça vaut la peine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claudine passe un coup de fil vite fait au bureau et rejoint Anna qui a commandé 2 bières blanches et 2 paquets de chips. Anna réajuste son écharpe qui traine par terre et remets une couche de gloss aux lèvres. Sonia, restée au check-in, sort son Think Pad pour lire l'ordre du jour avec une grimace d'exaspération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sonia : Heureusement qu'il en ait au moins une qui a le sens de la propriété. J'espère qu'ils auront une salle de muscu sur le campus...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-180333393195110347?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/180333393195110347/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=180333393195110347' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/180333393195110347'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/180333393195110347'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2010/04/le-parking-cointrin-etatnt-archi-plein.html' title='I&apos;m Sonia, fly me - 3/4/10'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-4447171752429511523</id><published>2010-02-18T21:14:00.031+01:00</published><updated>2011-05-14T17:11:02.666+02:00</updated><title type='text'>Dying is easy; it's living that scares me to death (Annie Lennox) 16/02/10</title><content type='html'>1) In a big house in a small town there was born a little girl into a great fear. She painted pictures where the earth didn't meet the sky. They faced one another with a gaping void between them and this space housed the terror in her heart. She knew her past was waiting for her years down the line.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I remember little or nothing, whichever hurts less. And for as long as I can forget it's the same veil I've worn blurring out the shape and form of a messy genesis. In the beginning was the mistake and mistake was made king of the castle, the dirty rascal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;My father was a healer of men but a stealer of peaceful slumbers. His bloodshot eyes hurled into the pitch nights foundering through the vapours of drink and ash. The sandman was on standby till the witching hour most nights.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;That terror has not left me still for more than a thought and the trigger is precariously receptive to a song, to a smell, to the most glorious of trivia. There is no quiet to be had, there is no balm to annoint the first cut. There is no medecine man so skilful as to staunch that pain. There is no guide more sure than the vaguest of memories; no certitude more cruel than the gaps in the truth.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) You ought to be ashamed of yourself - a grown woman. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;You are.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ashamed of choosing a man like your father for a partner.&lt;br /&gt;Ashamed of scuppering the family craft.&lt;br /&gt;Ashamed of fretting about the future and harrowed because it does not glow with any promise.&lt;br /&gt;Ashamed of accepting handouts with chirpy faced bravado.&lt;br /&gt;Ashamed of a house that is tumbling into ruin.&lt;br /&gt;Ashamed of the electric wires that hang from the bedroom ceiling, of the paper that peels off the walls.&lt;br /&gt;Ashamed at having to ask for help to survive in the grown up world.&lt;br /&gt;Ashamed that you don't know how you'll get them through.&lt;br /&gt;Ashamed that you didn't learn the ropes when God knows you knew what we are capable of.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3) There was something desperate in her planning and rushing around, her hunger for displacement. Paris here, Rome there, Berlin. 'I have to do the things I've always wanted to'. Bangkok, Kyoto, Maine and the Eastern Seaboard. The concerts, the parties, the bucket-shop flights, the beautification of her ostentatious, overbearing house. She was desperate to be interesting, to tower above the common mortal in their humdrum existence. To assuage the vacuous hold on her gut with material nonsense. Trying to make sense of the emptiness, the sense of life without a purpose as if it existed in doing, moving and shaking. The Vulgar and the Futile exalted, disguised as clean old fun, but with the edges of greed, envy and despair peeking out over the rim.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4) And yet. Could it be that just for once there is no reason to fear what's next. No-one to catch you when you fall but yourself, buoyed up by all those who hold you in their loving web. The things you didn't know till now on any other plane but intellectually, finally taking hold of your makeup. A grounding of the floating vessel, becoming a blessing not a wreck after all. Not dashed but hope renewed after the ghastly storms and harrowing gales. How did your tiny craft survive? With no direction it wasn't easy but we just need to believe that the rudder came into its own.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5) Me? A role model? Spot the fraud. He says I've done something with my life. Can it be true? Even when it's not star-spangled and blazing? I'd like to go back to school with him, to breathe the memory into my aged, jaded, jagging lungs. The photo shots of dotted moments from my pale history. I long for the swell again that carries me forward despite the dragging current. It's been so hard and harsh, so grazing like sandpaper on the skin, like the pith on an orange unprotected by the rind. I'm not asking the dangerous question this time. I miss my dog. What? Not your wife? The land of what would have been in all its treacherous splendour cajoling you. He won't know the schemes of your soul. Not this time round. Be passive ô my voice. Let action man show his true colours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6) Be very careful about wanting to move to another land. Be even more wary when you consider having your children there. Never believe that your homeland will be enough to anchor who you are. Believe that this new soil will tangle with your roots and nurture quite a different fruit. Your offspring, the fruit of your aspiration will blossom in majestic apartheid. If ever you redoubted the generation gap try the landmass abyss for size. We all say we will go back long after the sense has been pressed from the idea. Back to no-man's land, back to the melted past. And our progeny can't bolster up our foundations in any shape or form known to their virgin universe. To be a parent is to need nerves of steel; to be an immigrant, no forge can shape that metal. You just have to exist within each breathing fibre, in the air you consume, the water you absorb, the taste of solitude you befriend. So when plans for the future only render the past lacking, where is the new Eldorado? What leap frog idea can lay the new landscape with meaningful content? When 'been there done that' leaves a rancid tidemark around one's ego, what is the way forward? When instant remedies have made the instant eternal and infernal what is the third way that a third eye could view? So this is my tale. I left my cradle with a baby's innocence and trusted in the natural boundaries of humanity. Naive and off course, of course, once again. Trusting where only fools would dare to tread despite my scolding inner voice. 'don't put your hand in the fire, don't play with flames. Don't condemn your life to ashes'.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-4447171752429511523?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/4447171752429511523/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=4447171752429511523' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/4447171752429511523'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/4447171752429511523'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2010/02/160210-dying-is-easy-its-living-that.html' title='Dying is easy; it&apos;s living that scares me to death (Annie Lennox) 16/02/10'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-2945681923698450707</id><published>2010-02-18T21:01:00.011+01:00</published><updated>2010-03-13T12:22:05.677+01:00</updated><title type='text'>16/01/10 - Atelier le 'Bic Bio - Fée Dodo</title><content type='html'>Elle doit trouver le sommeil. Elle a le devoir de dormir. C'est un dortoire. C'est fait pour. La conception même de ce lieu en dépend. Elle est fatiguée de cette responsabilité. Elle a peur de ne pas être à la hauteur de ce que l'on lui demande. Une angoisse vaste comme l'océan l'enveloppe dans une emprise humide et sans oxygène. Ses vagues commencent à pulvériser les grains de sable fin de ses pensées, déjà entassées par milliers dans sa tête agitée. Ses paupières s'agitent sans relache à chaque nouvelle avancée des questions sans réponses; des espoirs sans fondement qui se rivalisent pour occuper le terrain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La surveillante arrive. Elle brandit sa torche. Elle ne veut pas d'écart à la règle. Elle la scrute, rigide dans son lit, comme sur un billiard. Tous les soirs c'est un moment dangereux à survivre. Elle aimerait ne plus respirer mais ne peut pas le faire sinon elle est démasquée. Endosser les poumons qui se gonflent et se vident de celles qui l'entourent l'espace du passage du vigile n'est pas facile. La surveillante s'en va.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle reprend la course aux idées folles que seule le jour peut mettre en veilleuse. Elle n'aime pas la nuit et elle s'ennuie le jour mais c'est déjà mieux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-2945681923698450707?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/2945681923698450707/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=2945681923698450707' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/2945681923698450707'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/2945681923698450707'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2010/02/160110-atelier-le-bic-bio-fee-dodo.html' title='16/01/10 - Atelier le &apos;Bic Bio - Fée Dodo'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-3411831632735102357</id><published>2009-07-10T19:06:00.002+02:00</published><updated>2009-07-28T21:10:35.261+02:00</updated><title type='text'>9/5/09 - Cool as a cucumber</title><content type='html'>Le concombre m’attend, tranché, salé, poivré par mes soins. Je pose ma main gauche sur le carré formé par les deux tranches de pain. Ils recouvrent leurs trésors, ces rondelles vertes qui vont glisser à droite et à gauche comme des marins sur le pont sous la pression du couteau à venir. Le pain est fait d’éponge qui rebondit avec une élasticité loin d’être farineuse. Mais c’est comme ça maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je saisis le couteau et enlève ces croutes qu’autrefois on aurait données aux mouettes, avec la couenne du bacon dont la graisse avait été sucée auparavant. Notre mouette de prédilection était Charlie. Il n’avait qu’une jambe mais arrivait quand même à se mouvoir en atterrissant sur la terre ferme. Il nous attendait, ma grand’mère et moi. Cette grand’mère qui à 76 ans savait toujours monter à vélo ; pour me le prouver elle est montée sur le mien et n’est tombée que, selon elle, à la vue d’une pièce de sixpence qu’elle devait ramasser. Ma grand’mère dont la propre fille est morte dans un accident de vélo à l’âge de 14 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son pain à elle était plus accueillant. Des petits pains que l’on appelait ‘bridge rolls’ (petits pains pont) – cherche à savoir pourquoi. Ils avaient l’odeur de la faim rassasiée, la texture du don. Elle les prenait, les coupant en deux en longueur. Puis elle enlevait la mie du centre pour former un creux. Celle-ci ne résistait guère, mise de côté le temps qu’elle badine ce petit pain bateau avec du beurre sans sel du Danemark – le luxe absolu dans ma vie de beurre salé. Le beurre fondant sereinement sur son lit blanc, elle reprenait la mie moelleuse comme édredon comestible avant de refaire le même exercice avec le haut et de coller les deux bouts ensemble. A ce moment j’étais aux anges d’anticipation de goûter ce festin. Encore tiède sur mes lèvres, sur ma langue je dégustais cette ambroisie de simplicité qui rendait le reste supportable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma grand’mère est morte. Evidemment. Sa maison transformée en salon de thé pour les touristes qui viennent visiter le château de ma ville natale. Pour moi sa cuisine toute rikiki au fond de la maison ne changera jamais quelques soient les changements visibles du lieu. Une toute petite cuisine derrière des rideaux en lamelles de plastique autour desquels je tournoyais avant d’y pénétrer. La gazinière avec son allume-feu raccordé par un cordon. Les boutons noirs en forme d’haricots et l’odeur du premier gaz naturel. La porte qui donnait sur une cour voyant rarement le soleil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je découpe les sandwichs carrés en triangles une fois, les retourne, les coupe une deuxième fois. Je les range en petits monts avec leurs sommets pointus. Je cherche autour de moi pour le cresson que j’ai lavé auparavant pour accompagner leur passage dans l’assiette. Des triangles blancs en forme d’éventail, abritant tant d’amour d’une vie passée, d’un ère révolu sur le fond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donne-nous notre pain quotidien afin que l’on puisse communier avec nos êtres chers, qu’on puisse les déguster avec notre âme et notre cœur. Le reste est superflu. La recette est la mémoire qui nourrit les creux de la vie. La mémoire, l’assaisonnement qui rend le quotidien plus gouteux et permet de vivre sans faim.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-3411831632735102357?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/3411831632735102357/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=3411831632735102357' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/3411831632735102357'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/3411831632735102357'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2009/07/9509-cool-as-cucumber.html' title='9/5/09 - Cool as a cucumber'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-3078619925797997282</id><published>2009-04-21T21:53:00.037+02:00</published><updated>2010-04-17T18:46:36.946+02:00</updated><title type='text'>CHS ou CRS - that is the question</title><content type='html'>Lorsque Margaret Thatcher a commencé à changer la face du Royaume Uni pour rendre le Royaume rentable l’une de ses économies se faisait sur le dos des malades, y compris les malades mentaux. Les habitants des hôpitaux psychiatriques se trouvaient souvent livrés à eux-mêmes à errer dans les rues à Londres, sans abri et pire, sans amis. Ils faisaient peur mais comme tout psychiatre sain d’esprit vous dira (et il y en quelques uns), les plus terrifiés c’est bien les malades.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les psy , faudrait les conserver dans du formaldéhyde comme la brebis Dolly, tellement c’est du n’importe quoi qu’ils racontent.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Les paranoïaques, les schizophrènes, ceux qui souffrent d’une complexe de persécution. Ils appréhendent toujours le pire de l’Autre. &lt;/p&gt;&lt;em&gt;Je te mènerai une vie comme jamais tu as vécu. Je te crèverai les roues de ta bagnole. Je ferai en sorte que tu paies au centuple. Tu es la déchéance, le déchet de l'humanité. Des gens comme toi il ne faudrait pas que ça existe. Pauvre conne - tu te crois supérieure à qui? Tu te crois supérieure à un pot de chambre gros tas de merde. La justice tu sais ce que j'en pense de la justice. C'est fait par des ordures pour rendre service à des ordures en ton genre et t'en fais pas pour mes gamins je me charge de les bousiller contre toi. Demain j’irai les voir à la sortie d'école et tu peux me faire confiance je leur dirai la vérité salle menteuse va. Moi je suis calme, c'est toi la connasse; c'est toi la menteuse pétasse, va. Tu te prends pour une grande dame. Tu l'as été une grande dame, mais maintenant tu n'es qu'un pauvre misérable.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Candide était certes en âge de réagir mais n’avait pas la maturité de s’arrêter sur la question. C’est dommage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Aujourd'hui je pense que je suis guéri. La violence en moi n'existe plus - c'est banni. Tu pourras crever, faire tout ce que tu veux. Tu mérites d'être seule. Je me charge de te le faire payer. Je t'attends. Je n'ai pas peur de toi. Tu peux avoir peur de moi. Profites de tes enfants pendant que tu peux. J'ai envie de tout foutre en l'air. Je vais faire tout pour les dégoûter de toi. Je vais te traiter de tous les noms. Je vais monter les enfants contre toi. Je préfère qu'ils grandissent et te haïssant. Tu es une menteuse. Je ne te lâcherai pas même avec un autre homme. Quoi que tu fasses tu ne m'enlèveras pas l'intention de te nuire jusqu'à la fin des tes jours. Tu es une Européenne, tout ce que je déteste le plus. Plonger pour plonger dans la déchéance je t'emmènerai avec moi.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Lorsque Nicolas Sarkozy a manipulé les esprits avec son faux souci pour tous les français il a rendu les malades (surtout les malades mentaux) criminels aux yeux de beaucoup. C’est normal parce que Nico, lui ne prenait pas toujours ses médicaments comme il fallait, mais bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Désolé pour le message je t'ai laissé. Je ne voulais pas dire un traître mot. Change Candide. Moi j'ai changé. Tu es la cause si je suis malade. Arrête de raconter ma vie privée. Toi et les enfants me manquent trop. Noël arrive et j'ai déjà le cafard. Tu me manque&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fallait protéger le citoyen de ces malades qui font ravage. Statistiquement c’était tiré par les cheveux – à la limite de la calvitie. Mais c’était un raccourci utile pour un président qui s’était désengagé des vrais problèmes de société pour mieux avancer dans son graal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tu es déséquilibrée. Avec ce qui va t'arriver tu auras que les enfants ; la maison je te jure, tu vas la vendre. J’ai jamais voulu à quelqu'un comme je t'en veux. Les coups il va en avoir. S'il faut le faire devant les enfants je le ferai. Il y a une grosse affaire qui va se préparer à Dijon. Beaucoup de choses vont s'ouvrir - si tu es mêlée à ca je ne regarderai pas si tu es la mère de mes enfants. En 15 ans tu n'as pas su qui j'étais. Je sais qui tu es.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Les fous sont dangereux donc il faut les punir. Candide était maintenant en âge de comprendre mais avait honte parce que ces mêmes idées toutes faites lui avaient traversé l’esprit. C'était un début.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Ma vie est foutue, mes rêves aussi. J'avais rien fait, juste aimé. Tout me manque. C’est peut être trop tard mais tu me manques. Il y a un contrat sur ma tête qui émane du manoir. Ce doit être le Front National ou quelqu'un d'autre. Ma mort aura servi. Il y a 99% de chance que les gens qui vont t'approcher seront du FN. Tu te débrouilles.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette honte a fait que ces idées n’ont fait que traverser son esprit et son corps de façon temporaire fort heureusement. Mais la lutte fut ardue et les traces indélébiles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Je t'aime toujours Candide. Quand je te vois je perds tous mes moyens. Tu me manque trop Candide. Je n'arrive pas à t'oublier. Tu es rentrée plus facilement en relation avec des gens que tu ne connaissais pas, des violeurs, des gens qui m'ont sali. Tu leur as donné des photos. Et c'est moi qui dois être agressif? Qu'est-ce que tu vas trouver pour me faire du mal?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Candide avait vécu de très près et à son insu la maladie mentale. Comme des microbes qui ne se voient pas les idées déformées ont commencé à élire résidence chez elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Je t'aime je te le jure tu es celle que je t'attendais. N'attends plus Candide! Viens je t'aimerai.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Jusqu’au jour où l’esprit de survie s’est réveillé et elle est partie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tu es insignifiant, tu n'as aucune personnalité, quand tu grattes, derrière il n'y a rien. Tu es quelqu'un d'abject, t'es quelqu'un de dégueulasse et si tu rencontres quelqu'un envoie-le moi pour que je lui casse la gueule et une fois que j'aurai fini avec lui c'est avec toi que je m'en prendrai. Je te jure que la terre sera petite pour toi parce que tu ne m'échapperas pas.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Elle est partie en paix et a trouvé la guerre. Une guerre d’attrition et de punition. Candide n’a jamais voulu punir, juste retrouver l’équilibre d’une vie basculée, juste que la folie s’arrête une bonne fois pour toutes. C’était sans compter avec la force de la rage. La lutte contre des chimères, le combat sans adversaire apparent, le siège sans fin, le cheval de Troie dans le cerveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;J’en ai marre de subir. Pour qui tu te prends, Avec ton air supérieur, connasse. Tu te crois supérieure à un pot de chambre. Mais si on gratte il n’y a rien.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les droits de l’Homme. C’est une bonne chose. Candide est une femme. Candide est une mère. Les droits des enfants c’est important. On interne qui quand le père va mal ? Le droit d’aînesse revisité – voilà une idée saugrenue. Et si on écartait les petits puisque on ne peut pas obliger le grand à se soigner parce que cela irait à l’encontre de sa liberté individuelle. Obligation de soins, obligation de trop loin. La vie en sursis, latente. L’attente d’une sortie saine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Il y a un contrat de mort sur ma tête. C’est les gens du château. Je les ai entendus parler. J’ai tout entendu. Tu penses que je ne comprends pas leur dessein. Ils ne m’auront pas.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;En avant La Machine. A Elle de juger, de sermonner, de diriger, d’usurper, de dicter, de déléguer à des gens de bienfaisance. On va vous sortir de là, ma brave dame, mais faut pas faire de vagues. Faudrait vous taire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Rien ne pourrait enlever l’idée de ma tête de te nuire jusqu’à la fin de tes jours. Tu m’as trahi. Tu m’as traîné dans la boue. Je ferai tout pour monter les enfants contre toi – tu peux en être sur. Ils ne t’aiment pas. Tu ne les aimes pas. Ils sont des boulets pour toi. Tu verras le respect qu’ils auront pour toi quand ils sauront ce que tu as fait de leur père.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il paraitrait que Dame Thatcher soit atteinte de la Maladie d'Alzheimer. Si elle se dépêche elle aura encore le temps de traverser La Manche et bénéficier du programme de soins instauré par le Président Sarkozy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Je vais mieux. Je me suis calmé. Je t’aime ; reviens. Oublions nos engueulades. Tu as fait le con. Tu me manques ; ils me manquent.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Candide se dit que peut être cette maladie aidera la Dame de Fer à partir en paix. Quant à l'Autre faudrait revoir son ordonnance.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-3078619925797997282?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/3078619925797997282/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=3078619925797997282' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/3078619925797997282'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/3078619925797997282'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2009/04/chs-ou-crs-that-is-question.html' title='CHS ou CRS - that is the question'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-3750343681245546353</id><published>2009-04-21T21:47:00.005+02:00</published><updated>2011-05-14T17:19:42.879+02:00</updated><title type='text'>Giddy</title><content type='html'>Giddy with the prospect. Last night left the office and 5 weeks stretch out ahead like a huge hole in the sky. It’s what she wants every breathing day but she's scared witless with the freedom. When you’re let out of prison the world’s a very big playground. 4 years.  Fighting for sanity. Acting the human shield for the boys. Her body itself become a solid mass, her skeleton brittle as a mother’s scolding, wasted as a ripped cloth.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;She's in their firing line. It's not their fault.  The day to day love that is translated into protecting and nurturing them is engulfed in the tidal wave of need that their father represents for them. Her position in the love league plummets within the space of an innocent request to put their shoes on.  I prefer daddy, I can’t wait for daddy to arrive. But then could it be any other way? Deprivation leads to hunger and it’s a yawning gap to fill.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;You hear it comes out in the wash but what does anyone know? Where do all these prophets suddenly appear from? In the meantime one's shattered equilibrium is asked to fend for itself. The violence endured becomes part of the structure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;How to be a good mother? That fragile confidence. Knocked on the head by a psychopath father. Reserves depleted, just surviving his delirious madness for 4 (make that 14) long years, his crazy outbursts, his violence, his meticulous terror campaign of turning his own children against their first haven. No wonder she's a hollow shaft masquerading as a tough cookie. She had no choice but to hold on. She has a duty but duty can choke out the love that’s in a person leaving them jagged. How can she live with herself, the wicked witch? No kind and tender mirror held up to her in her solitary mission. No encouraging. That’s for her to do. She doesn’t believe any more. She doesn’t believe in a better future. She believes in the inexorable walking the thin line to preserve her dear ones but never having the luxury to look after herself. So what’s new? It’s been that way ever since she can forget.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-3750343681245546353?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/3750343681245546353/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=3750343681245546353' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/3750343681245546353'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/3750343681245546353'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2009/04/giddy.html' title='Giddy'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-1061513427479178790</id><published>2009-04-17T20:05:00.000+02:00</published><updated>2009-04-17T20:06:28.531+02:00</updated><title type='text'>Happy Birthday Blog!! Longue vie à toi. xxxxx</title><content type='html'>&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-1061513427479178790?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/1061513427479178790/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=1061513427479178790' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/1061513427479178790'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/1061513427479178790'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2009/04/happy-birthday-blog-longue-vie-toi.html' title='Happy Birthday Blog!! Longue vie à toi. xxxxx'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-1752256132322110988</id><published>2009-04-14T14:12:00.006+02:00</published><updated>2009-04-17T19:56:48.834+02:00</updated><title type='text'>Move over Hercules - started 16/1/09</title><content type='html'>Which story, which idea when your head is filled with lines that never stop coming? Like a stream of necessity of all that’s been lived before.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I’m not going to give you a happy ending because that’s the social mask that we all want to see. In any case I’ve no idea how it’s all going to end. In tears? Well that wouldn’t be the first time. Now here’s a funny thing. I’m having trouble adjusting to my contact lenses because, so I’m told, I don’t have enough tears. Laugh out loud (is that how we say it now?). It wouldn’t be any wonder because I could easily have used up all my tears. But no, it can’t even be that. When you live through so much loss there’s still room for more of those salt obsessed frenzies as you lie in your bed cursing your ability to go on enduring more of the same. I cast scorn on those lame sages who tell you that suffering makes you strong. How does it go? If it doesn’t kill you it makes you stronger – give me a break. I won’t say give me strength – I have all the strength any one woman would need to cope with more crap. But please spare me the phoney half truths in the vein of ‘children are so adaptable, they get over things so much more quickly than adults’. Has anyone bothered to ask? Does anyone even remember being a child? I certainly don’t. Surprise, surprise. What adult arrogance dares to hide the evidence, to avoid asking the right questions in order to spare the unfathomable guilt of repeating the mistakes of yester-year.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Friends all talk of wanting to call their mothers when they feel ill and in need of loving comfort. It would never have occurred to me that that was the right person. My mother was a lot of good things – just how many I only realised when I was living the end of her life for her. My mother made the first of a number of life saving acts when I was still little and so taught me how to do so myself when I needed to rescue my own children. But soft and cuddly and reassuring? Not. Any more than I – my eldest told me once ‘I thought you would be more material as a mother’ (read 'maternal' and smile, as I did). My youngest turned my smile into full blown laughter by telling me I wasn’t a bad mother ‘for a beginner’ – he should know as he was 6 at the time. My eldest was the age I was when my father died when he bemoaned my lack of TLC. It takes some mighty armour to fend off disintegration when bereavement comes knocking at a child’s door. Only the hedgehog knows just how soft is its belly. Living through violence, divorce and suicide is like that. You pass through calamity like a swan gliding smoothly daring onlookers to challenge the truth.The first lesson I learned even though I didn’t put it into action until it was almost too late is this. If you are living with a mentally ill man it is a good idea to move out and take your young children with you to a safe haven before they start to think that madness is reality (it can be easy to confuse the 2). It took 13 years for me to separate the strands; my mother took 15 so you see it gets easier. Like some sort of inter-generational relay race, by the time my children have grandchildren it will be happy lovin’ couples all round and no need for any more hasty exits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;My father was bi-polar before the word was invented. Is it any wonder? What men do to the world has consequences from root to crown. If his father hadn’t gone off to war and died leaving his wife to bring up my father and his sister alone, then maybe just maybe he would have been a happy chappy - still the loving, caring, skilled medical practitioner that he became - but maybe loving himself a wee bit too. OK so we can’t blame men’s constant warmongering for the bike accident that swept his 14 year old sister to an early grave. But who knows, maybe if my grandmother had been helped along by a loving husband her grief would have spared my father a guilt banquet that nourished the grey demons that got inside his head. A lot of ‘what if’s’ for the first couple of paragraphs I know but allow me them as the ‘if only’s’ would have robbed me of this story no doubt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;My father was a brilliant man. He was kind and good. He was very ill for most of the time I knew him and I didn’t know what to do about it. Nor, methinks, did the doctors. Quick - call him a doctor. So he’s a doctor? Now what? The ‘now what’s’ as it happens turned out to be several lobotomies, numerous stays in clinics, what would now be termed so quaintly ‘rehab’ as he tried to dry out from the drowning drink, and a chaotic home-life for big and small persons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Our house was a megalith cornering two streets (High and Church). A stone house. Enormous slabs of matter that seemed hewn directly from Snowdon and forged together by some great Welsh giant in an act of devotion. It had belonged to my grandmother, herself now living in a council house in Castle Street preferring to hand it over to my father on his marriage as a sturdy fortress in which to go forth and procreate, with the advantage of being able to fit in a doctor’s surgery on the ground floor. So at least he didn’t have to take the car to get to work. Although home visits to ailing patients did pose somewhat of a problem. Did seat belts even exist? Do seat belts count when your blood is diluted by the levels of alcohol that were constant in his blood? Surgeon heal thyself. I don’t think so.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;And my poor little mother wallowing in the tampered luxury of an unquiet hearth and home. She’d really not had time to read the instruction manual. Her 21 gun salute wedding with her 18” waist couldn’t have prepared her for what was in store. And I don’t know the half of it. The fraction I do know is what urges me to write. The details don’t matter – it’s the cake as is comes out of the oven I’m talking about. But I did glimpse the ingredients nonetheless. In varying doses and at various stages of composition – cries in the night, tears in the morning, fear at dusk and doubt at dawn. Upstairs, me, my brother and sister, downstairs our mother and father relaying us up the banisters the recipe of fading innocence and stark reality. Police on the phone, on the doorstep, over the threshold, in the house. No wonder my gonk took on sinister overtones in the unquiet night where sleep increased the risk of drama. That, and the witches in the attic and the conger eel in the bucket under my brother’s bed did little to coax slumber into me. To this day a moth opening its wings can wake me. I’d have beaten Fireman Sam to the inferno hands down, fully dressed and revving the engine before he’d got his pyjamas off. When I think of this time it’s these nocturnal vigils that occupy the space normally allotted to memories of sack races, gold stars in exercise books, sheet-clad angels in the nativity and doubtful magicians at birthday parties. I can see our school scarves fluttering out of the back of the land-rover on the school run rota; the crabs that scuttled pointlessly from our grasp in the seaweed on the shingle; the cardboard sledges down the flanks of the castle walls; the ice laden pond in the park with the bewildered swans clawing at their dignity, but these are photos, they are stills. The action shots happened after dark like some sort of muffled backdrop. No vampires but spirits aplenty. And so the unthinkable became the norm; the un-nameable the reference.&lt;br /&gt;There are the photos but what do they say? That we grow up in spite of parenting. That the generations did a merry dance. That things are not black and white despite the gloss of the paper. Wearing wellingtons with shorts and a t-shirt – had someone forgotten to buy the shoes? Or did they just know that shoes were likely to come back caked in mud, salt and sand like some sort of leather stew from a trip to the beach with bacon rind and white bread crusts for Charlie the one-legged seagull. The photos are not dated and are piled in the album disdaining all logic, temporal or thematic. Our mother salvaged what she could when she left the house and knew the value of what she couldn’t take. Having folks left to tell you the story is evidently better than the mere celluloid facsimile but beggars can’t be choosers. Random images that dance from year to year in merry mayhem in dog-eared scrap-books do nothing to reconcile you with a past that spawned such waste, but they chart the waters of survival.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;My brother was sent off to school first – in the great tradition of making boys into men this 8 year old soldier loaded up his ammunition and left barracks. His uniform shrouding the willing smile. It was for the best not at his behest. He is standing on the ledge down by the shipping beacon, the bright whitewashed paint of the wall framing his cap and his blazer. He’s saying ‘why me?’ but the photo captures ‘I can do this’. Photos always hide the evidence. He is 8 and he is scarred. He refused to defecate for weeks on end no doubt terrified that all the shit he had to endure would be too great for the world to cope with. He was taken to hospital to be unplugged but left to its own devices his sphincter would have fought them on the beaches. As it was they sucked out his muck, they packed up his trunk and his trial began. The cap didn’t fit but he wore it anyway. The rules didn’t suit but they still applied to him. He’d been through the mill (and boy was there trouble there) but that would be no excuse for him not conforming.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;My sister was next. Older and wiser, even excited to be out in the world where girls could share secrets and hair-bands in the dorm. She was ready, had probably had too much of playing the underage mother to my brother and me. She was ready to rock. They dressed her up in bottle green serge, wool and bri-nylon and filled her trunk with sanitary towels. Off down the toll road to another county on another planet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;That left me a little pig in a straw house to face the wolf who, far from huffing and puffing, was weeping and wailing in bouts long past lights out. What can they have been thinking of? Me, David, my father a depressive Goliath, with his own slings of outrageous misfortune firing off in all directions. All the harp-playing (Welsh or otherwise) wouldn’t have defeated the monster that had taken up residence in my father’s psyche nor made me shout for joy, hallelujah! I mourned my living father, my loving ailing father. It wasn’t him I feared – it was the bedlam that had claimed him, chained him. Let me out he might have cried. Let me help I might have replied. So I let it be but then he died.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;My mother had left a few years before and my father had found himself one morning married to an English Rose, drinking partner par excellence, breathing vulgar fumes into my heightened senses. The grand larceny began. New wife cleaned up - body, soul and all the consumer durables that the age could offer. Losing our home a hapless calamity, losing our father an ordinary injury, losing our heritage a crime against my humanity. Unwilling nomad, not quite mad but no thanks to anyone else. Part of the inventory of family disaster that squabbles over crockery and neglects the child’s beating heart, ignores the dimming pulse as joy and life’s desire evaporate like the salt on the shore. Drama needs no queen, no royal nomination. Drama is democracy’s handmaid but of course you have to be of age to vote. Minors must accept what is dished out to them before they get their electoral card. No, drama is anarchy and such freedom is our undoing.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Like I say, or imply, we always think we are going to do better than our parents and when we don’t we start to hear their voices loud and clear, we start to paraphrase their beliefs and wish we had been more humble in what we were prepared to accept from our elders. My mother’s advice was always make sure you have a job and money in the bank – never rely on a man to put food on the table. Mother knew. She had copped out and relied on the men in her life and paid a high price for the privilege of being the kept woman. Kept in fearful doubt, kept in cold comfort – Hobson made the choice for her. She didn’t know she could have done something about it that involved her, that she could have handled things on her own. And that was her legacy to me, the not wanting to know. The Cinderella complex in all its redundant splendour. I only had ourselves to blame. I knew better but acted the same. Like a child who teases the dog until it bites them, I jumped headfirst into a toxic web of passion and veiled truths. My children’s father to be recognised the fault in me and filled it in with his own version of me. And I let him because he seemed so sound.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;As Stephen King says (but was it easier for him because Tabitha also gave her permission?) : “Writing isn’t about making money, getting famous, getting dates, getting laid, or making friends. In the end, it’s about enriching the lives of those who will read your work, and enriching your own life, as well. It’s about getting up, getting well, and getting over. Getting happy, okay? Getting happy”&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-1752256132322110988?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/1752256132322110988/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=1752256132322110988' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/1752256132322110988'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/1752256132322110988'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2009/04/started-16109.html' title='Move over Hercules - started 16/1/09'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-3499005670908349177</id><published>2009-03-14T15:52:00.041+01:00</published><updated>2009-06-20T21:51:44.350+02:00</updated><title type='text'>Veni vidi vivo - Alambic 14/3/09</title><content type='html'>Je viens du Pays de Galles.&lt;br /&gt;Je ne sais pas d'où je viens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un pays attachant et modeste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est de là que je viens.&lt;br /&gt;Je sais d'où je viens.&lt;br /&gt;Le pays d'où je viens n'existe pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je viens de mon enfance et mon pays me suit. Peu importe les années, peu importe les nouvelles routes construites, peu importe les nouvelles générations entretemps. Ne me poses pas ces questions de grandes personnes concernant mes origines. Je n’ai pas la réponse. Crois-moi si je te dis que c’est le mariage du paradis et du perdu. Ne me demandes pas de dévoiler mon identité pour te conforter dans tes aprioris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis une enfant attachant et modeste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis de nulle part mais je suis née quelque part comme le veut le bon sens. Ce que je suis ne s'explique pas que par mes origines. Aujourd'hui je me lève tous les matins avec un massif montagneux haut de 1 000 mètres en face de ma maison et une absence singulière de mouettes et de vagues taquinant le sable. Tiens! Qu'est-ce que je fais là?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui ce n'est plus 'Mae hen wlad fy nhadau' (ô pays de mes pères) plutôt 'ô pays de mes enfants'. Je suis locataire titulaire de ce pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autre jour une collègue me demande "et toi tu es de Pontcharra?" Elle s'est arrêtée là. Elle n'a pas rajouté "non, mais d'origine?" Enfin. J'ai adoré. Chloë de Pontcharra. Ca sonne bien et si je veux être encore plus chauvine, pourquoi pas Chloë de Villard Benoit? Mais je ne veux pas l'être, chauvine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon chez moi est tout et rien, éphémère et éternel. L'aventure d'une certaine permanence, d'une permanence incertaine. Mon chez moi est une mosaïque de souvenirs, d'images et de réalités imbriqués pour faire un recueil. Mon chez moi est ici et maintenant, ailleurs et avant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis galloise. Je l’ai toujours été mais encore plus depuis que je suis gauloise, depuis que les kilomètres me séparent de ma maison natale. Ca me va aussi. Toujours est bref parfois. Depuis toujours je m’adapte, j’accepte, j’acquiesce, je transforme, je me perds, je me retrouve, je me réinstalle, je redémarre, j’ouvre ma porte. Toujours est un bail&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pousse là où je me retrouve. Voici mes conditions : de l’humour et de l’eau fraîche. Je ne vis nulle part. Je ne touche pas terre. Je voyage. Je suis partout; partout me suit. Je distille l’essentiel pour nourrir l’avenir et remercier le passé boiteux de m’avoir donné des ailes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-3499005670908349177?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/3499005670908349177/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=3499005670908349177' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/3499005670908349177'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/3499005670908349177'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2009/03/veni-vidi-vivo-alambic-14309-needs.html' title='Veni vidi vivo - Alambic 14/3/09'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-6238527024828142734</id><published>2009-02-20T18:34:00.036+01:00</published><updated>2009-04-14T14:16:01.546+02:00</updated><title type='text'>Habeas Domus - Alambic 14/2/09</title><content type='html'>Ca y'est! Mon premier apparte, payé avec mes propres sous. Je quitte l'école, ce n'est pas encore la fac et je vais travailler pour gagner de quoi financer mon inter-rail l'année prochaine. Ma chambre donne sur la route. Je dis ma chambre mais en fait je la partage avec Jackie, née à Londres, prof d'anglais, qui roule en moto avec son copain syndicaliste. L'arrêt de bus est juste devant la maison. Il faut passer par le salon pour atteindre la chambre par une porte coulissante. La salle de bain n'a pas de bain mais une douche tapissée de champignons. Je m'en fous. Je gagne ma vie. Je vais bosser à pied.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'épopée Université à York. Le ciel vaste et fade d'un bleu timide fouetté par le vent. D'abord la résidence étudiante, des clapiers à lapin donnant sur une verdure triste de la fin du monde. Le campus, arraché du marais il y a quelques années, ne s'est pas encore accordé une âme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lasse de cuisiner sur le réchaud communal je déménage avec ma copine Alison dans un lotissement au terminus du bus. Une maison vide, même remplie d'objets. Je peins ma chambre en marron brillant. Ca aurait pu être noir. Le propriétaire n'a pas bronché. Il aurait dû. Je roule en mobylette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est temps de vivre autre chose de moins aseptisé. On trouve, toujours avec Alison, une vieille ferme à 25 miles de York, pas de chauffage central. La glace à l'intérieur des fenêtres l'hiver, son haleine comme un geyser. Le poêle à paraffine de ma grand'mère vaillant dans ma chambre, mais démuni face à des murs épais comme des troncs d'arbres. Pas de commerces, pas de Pub. Des champs, du marron, du gris, l'isolement malgré la voiture. Je ne tiendrai pas un 2ème hiver. Je conduis une Morris Minor - la classe!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En route pour une maison bourgeoise dans un square près de l'hippodrome à York. La pelouse au milieu du square avec des barreaux autour. Ma chambre au rez de chaussée, d'énormes plafonds dévorant la chaleur, une vue sur jardin délabré et glauque. Alison a préféré partir avec Caroline. Et une autre copine a osé céder sa chambre dans cette nouvelle demeure à un énergumène de taille que l'on devait croiser dans la cuisine avec sa barbe malpropre (que l'on retrouvait un peu partout du lavabo en passant par le grille-pain) et ses yeux de poisson. Merci pour nous, Jo! Je vais au campus en bus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma grand'mère meurt. Fin de chapitre Elle n'est plus là. Elle nous laisse à moi, ma soeur, et mon frère des sous. J'achète une maison à Londres avec lui. Il est fou de joie, ayant connu des taudis et des squats depuis 5 ans. Et là, diplômée je descends à la capitale, assez près de Wimbledon - si on avait eu du bon sens on aurait loué notre maison pendant le tennis. Mais elle était assez délabrée. On n'a rien investi, nulle part d'ailleurs. Notre héritage de nomades, sans doute nous empêchant de nous centrer. Et encore je suis plus ancrée que mon frère. Ce n'a pas tenu. Ses horaires de nuit, son siège de la salle de bain en tant que studio pour ses photos. Et en suite est arrivée Anne. Il a dégagé me laissant seule. Et ta soeur, elle fait du vélo?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi j'atterris dans un HLM, mais à Kensington quand même - code postale W8 la frime. A deux pas de Notting Hill, de Hyde Park et de Knightsbridge. Même si les toilettes sont sur le palier et que l'on doit emmener son PQ perso, qu'importe. Pas d'ascenseur - tu parles on a de l'eau chaude. J'avais retrouvé Jo, la traitresse du Square de York comme co-locateur. Elle se lançait dans la fabrication de chapeaux, les premiers basés sur un modèle de ma grand'mère. Ca se vendait aux puces comme des petits pains. Le loyer gelé dure le temps que les promoteurs dénichent ces mètres carrées d'oeufs d'or et que moi je plie bagages pour voyager et prendre le large.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je réponds à une annonce pour une chambre au sud ouest de Londres à Streatham, renommé pour son bowling et sa patinoire! Une jolie chambre donnant sur un jardin bien entretenu par ma douce et gentille propriétaire, Ros, devenue amie par la suite. Son chat m'accepte donc marché conclu! Le temps que je me décide d'acheter mon chez moi à quelques rues de chez Ros. A pied.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adossé à une église et avec une devanture de commerce mon appartement à moi avait le charme de la caverne d'Ali Baba. Une énorme pièce avec plafond vouté, tout un mur recouvert de miroir et une arche donnant dans une alcôve qui se prêtait à une chambre. Un bout de jardin derrière pour mettre sa table par beau temps. Le luxe à l'état pur. Le train de banlieue m'emmène au boulot&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas pour longtemps; mettant mon apparte en location je pars travailler à l'étranger familier, La France, et me retrouve de nouveau restreinte à une chambre au sous-sol; avec une voiture de fonction certes mais une espace vitale sortant d'une malle, la même que pendant les années pensionnat, quelle ironie. La maison accueille aussi des étudiants de la Suède, du Cambodge mais le plus exotique de Saône et Loire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un an je retourne à Londres avec des ailes pensant reprendre ma vie où je l'ai laissée mais je me rends compte qu'une partie de ma vie n'est pas revenue avec moi et donc va falloir décider. Je mets neuf mois de gestation pour revenir en arrière et m'exiler à nouveau pour de bon (et du moins bon), vendant mon bien pour être sure de ma décision. Je m'envole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la raison? Une vie de couple qui commence dans un T1 à Aix Les Bains, sans frigo mais avec balcon. Savez-vous que si vous trempez un torchon dans de l'eau recouvrant une brique de lait vous arrivez à le garder quelques jours? On a accueilli notre premier frigo avec grande pompe. Tout comme la petite maison que l'on a trouvée par petite annonce accrochée chez le boulanger à Pontcharra. Petite cour devant, jardin plus loin avec pommiers et abri jardin. L'idylle commence. Jusqu'à ce que les propriétaires décident de suivre le soleil et vendre leur bien. Ma Fiat Uno a un toit ouvrant sur le ciel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En route de nouveau - un apparte dans une maison bourgeoise à Tencin, un jardin muré, de la verdure à perte de vue. Un magnolia indécent de splendeur laissant tomber ses pétales voluptueux par terre et secrétant un parfum prégnant à la tombée de la nuit. Le propriétaire a voulu s'installer 6 ans plus tard et nous devions partir. Location de camion en perspective.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une ligne dans un journal pour trouver la petite maison à acheter, de retour à Pontcharra. Des travaux pour échanger le charbon pour le gaz, l'émail pour l'inox, le sabot pour la baignoire - les matières nobles abandonées sans hésiter mais avec regret rétrospectif. Les projets commencés mais inachevés; je suis obligée de partir en cours de route, en courant...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonjour HLM bis. Le chauffage communale à perdre la raison, les toilettes bouchées, les crachats dans l'escalier, les sifflets des balcons à l'heure des repas et les klaxons pour annoncer la 'récré.' Mais souviens-toi de ce matin début septembre quand tu as surpris la lune épousant les cimes de la Chartreuse, sa lumière si puissante que tu avais du mal à respirer tant l'émotion était grande. La beauté là où tu l'accueilles malgré la peur du lendemain. J'apprends à marcher debout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La leçon en besoins vitaux appris pendant cette année-là. La réintégration de ma maison, pour essayer de redémarrer la machine toute seule encore, et oui. Leçon numéro un - ton toit c'est toi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-6238527024828142734?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/6238527024828142734/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=6238527024828142734' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/6238527024828142734'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/6238527024828142734'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2009/02/habeas-domus.html' title='Habeas Domus - Alambic 14/2/09'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-8994189683666781400</id><published>2009-01-11T17:58:00.017+01:00</published><updated>2009-02-22T14:47:28.539+01:00</updated><title type='text'>à la manière d'Annie ERNAUX - Alambic 10/01/09</title><content type='html'>Une photo enroulée sur papier bien épais dans un tiroir, signé au dos par les 3 personnes à qui elle a pu demander de témoigner de ce jour de mai 1972. La photo en noir et blanc; d’ailleurs pourquoi dit-on cela ? Ces photos-là étaient ni noires ni blanches mais une sorte de camaïeu de gris qui ne laissaient pas deviner une réalité colorée. Bref la photo de classe où ils n’étaient pas encore les doyens de l’école (C.L.F.S. dans le comté de Surrey) mais pas des morveux non plus. La géométrie des rangs, des classes. Les bancs placés de façon stratégique afin de former des gradins, avec une chute verticale pour ceux (sauf elle qui était adossée à l’un des piliers devant) qui étaient au dernier rang.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La partie visible – les sourires, la robe d’été à rayures bleues, (sans ceinture) de l’uniforme qu’elle avait reprise pour qu’elle ne flotte pas sur son corps de brindille. Les cheveux toujours trop fins même à l’âge de 13 ans attachés des deux côtés de la tête par un élastique couvert de fil. Aucune fille ne voulait de l’élastique pur par peur de voir proliférer les fourches tant redoutées qui faisaient honte devant les copines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc le sourire d’une gamine de cet âge à cette époque à côté de D., les petits doigts entrelacés à l’insu de l’univers. A gauche de D., W., elle aussi reliée de cette façon digitale à une époque qui ne l’était pas encore. C’était leur secret pour l’éternité sans conséquence aucune pour la planète mais inoubliable pour les trois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La partie visible, comme toujours, au bon gré de celui qui la regarde. Les codes existaient mais comment les interpréter d’une image plate? Sa préoccupation première de plaire (ou plus précisément d’être aimée), sa deuxième de s’en foutre royalement. De se conformer tel un agneau, et de se rebeller comme une hyène. D’être comprise, et de rester l’Incomprise par son étonnante originalité que nul ne saurait égaler. D’avoir moins de fourches que W. qui déjà avait des cheveux clairs où cette affliction capillaire se voyait moins. W., la maturité à l’état pur qui habitait le même quartier que Rod Stewart, qui allait aux concerts à la RoundHouse à Chalk Farm, qui savait ce que c’était un joint, qui avait déjà acheté son ‘kaftan’ et ses ‘loons’ à Kensington Market, ayant fait un détour à Biba pour le rouge à lèvres couleur myrtille et son huile de patchouli qu’elle portait le week-end. Et enfin qui allait passer l’été à Hammamet et rencontrer Mustapha, 21 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;W. qui le premier jour où C. a mis le pied dans cette école mixte anglaise, si étrange par rapport à sa précédente, l’a ridiculisée lorsqu’elle a répondu le nom ‘Jethro Tull’ pensant que c’était le nom du chanteur du même groupe. L’envie de justice et réparation face à une W. triomphale. Sa lente découverte qu’il ne suffisait pas d’être sage et honnête mais qu’il fallait ruser et être bien vue au bon moment pour arriver dans ce bas monde !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce monde où l’on se posait la question – et maintenant on fait quoi ? Les swinging sixties étaient passés par là. Liverpool et Londres ayant à tout jamais rayé le mythe qu’il fallait être de bonne famille et bardé de diplômes pour marquer sa génération. La créativité débordante des ces années-là était difficile à imiter dans le fond donc on essayait surtout dans la forme. L’extravagance des spectacles, les batailles avec la censure, de la nudité sur scène ‘Hair’ créant une tôlée dès sa sortie. Côté pile. Côté face une conscience profonde de sa responsabilité envers la planète, l’émergence de Greenpeace et de l’anti nucléaire. Les festivals populaires sur les traces de Woodstock tels l’Ile de Wight que ne dédaignaient pas les grands d’outre Atlantique - Joan Baez, Jimi Hendrix, The Doors. Le mécontentement des femmes face à un système qui les dévalorisait. Le désarroi d’un peuple malmené depuis des siècles se manifestant par les actes extrêmes de l’I.R.A. Des alertes à la bombe, la peur de prendre le métro, la méfiance de tous ceux qui avaient l’accent irlandais. Les embargos pétroliers par les pays arabes, la semaine de 3 jours, la guerre au Vietnam toujours et encore. Une époque trop facile à moquer 40 ans plus tard par un monde devenu fataliste à nouveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme dirait Sébastien Faulks dans 'Engleby' "ne me traitez pas avec condescendance si vous lisez cela dans 30 ans, s'il vous plaît. Ne me considérez pas comme quelqu'un de ringuard, qui porte des vêtements idiots or quelque chose dans le genre. Ne parlez pas toutes ces âneries concernant les 'années 70', s'il vous plaît, comme nous le faisons maintenant par rapport aux "années 40". Je respire l'air comme vous. Je sens la nourriture dans mon intestin ... Je suis vivant, comme vous l'êtes. Je suis aussi moderne que vous , à ma manière je ne pourrais être plus moderne. Ma réalité est aussi complexe que la vôtre... et vous aussi ... Mr 2003, serez l'objet de la curiosité condescendante à l'avenir - à Mr 2033. Alors ne me traitez pas avec condescendance (sauf bien évidemment si vous aurez totalement bouleversé et amélioré mon monde, apportant paix et abondance, et les remèdes pour le cancer et la schizophrénie... alors vous avez fait ces choses-là? Vous avez trouvé le rémède du rhume? L'avez-vous? Et bien, non. Comment se porte-il votre monde de 2003, alors? Quelques guerres? Un peu de génocide? Un brin de terrorisme? Drogues? Pédophilie? Des statistique vertigineuses de criminalité? Des obssessions matérialistes? Encore plus de voitures? Variétés bla bla bla? Des journaux sordides? Pornographie? Vous portez toujours un jean? Et bien oui. Pourtant vous avez eu 30 années de plus pour tout régler!)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-8994189683666781400?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/8994189683666781400/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=8994189683666781400' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/8994189683666781400'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/8994189683666781400'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2009/01/la-manire-dannie-ernaux-suivre-alambic.html' title='à la manière d&apos;Annie ERNAUX - Alambic 10/01/09'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-57480257145785668</id><published>2008-12-15T22:05:00.000+01:00</published><updated>2008-12-15T22:17:03.000+01:00</updated><title type='text'>Slate</title><content type='html'>The silky sickly swathe of nether-angst creeps up deliciously and spreads its seeds in the gaps between reason.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Out of time - out of space - out of order.&lt;br /&gt;The barometer falters and sways and swoons.&lt;br /&gt;What untold storm awaits that hasn't yet had its say?&lt;br /&gt;What trail of yarn, imperceptible, has snagged against the norm?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Unravel.&lt;br /&gt;Unhinge.&lt;br /&gt;Unnerve.&lt;br /&gt;Under.&lt;br /&gt;Doubtedly.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The hairline fracture of terror reaps dividends.&lt;br /&gt;So much for hope faith and charity.&lt;br /&gt;Spare me the gore.&lt;br /&gt;Throw me the creed. Make it greater than the need.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-57480257145785668?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/57480257145785668/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=57480257145785668' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/57480257145785668'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/57480257145785668'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2008/12/slate.html' title='Slate'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-3874262480678940347</id><published>2008-11-09T14:55:00.000+01:00</published><updated>2008-11-23T10:28:14.160+01:00</updated><title type='text'>Celtes - 8/11/08 - 1st draft, 1st draught in the rising wind</title><content type='html'>Celle qui est devenue moi au fil des épreuves&lt;br /&gt;Celle qui clachait avec ma mère&lt;br /&gt;Celle qui ne pouvait pas faire mieux qu’elle&lt;br /&gt;Celle qui était femme entière avant l’heure&lt;br /&gt;Celle qui tenait bon dans son tout petit corps&lt;br /&gt;Celle qui choyait le devoir pour le rendre utile&lt;br /&gt;Celle qui est tombée de vélo trop jeune&lt;br /&gt;Celui qui l’a porté(e)&lt;br /&gt;Celle qui l’a pleurée&lt;br /&gt;Celui qui est allé soigner le monde&lt;br /&gt;Celui qui ne s’aimait pas&lt;br /&gt;Ceux qui regardaient de loin en croisant les doigts&lt;br /&gt;Celle qui est venue remplacer la cycliste&lt;br /&gt;Ceux qui l’ont suivie pour remplir le vide&lt;br /&gt;Celui qui se tordait les entrailles&lt;br /&gt;Celle qui voulait s’effacer&lt;br /&gt;Celui qui buvait et pleurait&lt;br /&gt;Celui qui empruntait les montagnes russes (et galloises)&lt;br /&gt;Celui qui sauvait les autres par défaut&lt;br /&gt;Ceux qui ne pensaient pas moins&lt;br /&gt;Celle qui croyait en l’avenir de l’amour&lt;br /&gt;Celle qui buvait du champagne et dansait pieds nus&lt;br /&gt;Ceux qui se rangeaient avec les justes&lt;br /&gt;Celle qui, ne sachant comment faire, a fait&lt;br /&gt;Celle qui n’en pouvait plus trop&lt;br /&gt;Celle qui ne pouvait pas accueillir ses remords&lt;br /&gt;Celle qui n’osait pas être cette celle&lt;br /&gt;Celle qui ne parlait pas sa langue&lt;br /&gt;Celle qui a perdu le fil&lt;br /&gt;Celui qui était trop petit pour être homme&lt;br /&gt;Celui qui est devenu trop jeune pour être père&lt;br /&gt;Celle qui tenait bon dans sa nouvelle famille&lt;br /&gt;Celui qui a préféré en changer&lt;br /&gt;Celle qui aurait dû s’en douter&lt;br /&gt;Celui qui a entraîné l’exode&lt;br /&gt;Celui qui a soufflé l’espoir&lt;br /&gt;Celui qui n’a pu se détendre&lt;br /&gt;Celle qui n’a pu se défendre&lt;br /&gt;Celle qui voulait surtout croire&lt;br /&gt;Ceux qui se méfiaient de la sagesse de la chose&lt;br /&gt;Celui qui embrassait la fin d’un règne&lt;br /&gt;Celui qui écrivait des poèmes&lt;br /&gt;Celui qui filtrait les images&lt;br /&gt;Celle qui stockait le bon sens&lt;br /&gt;Celui qui est venu rassurer&lt;br /&gt;Celle qui ne sait être normale&lt;br /&gt;Celle qui est plutôt contente&lt;br /&gt;Celle qui avait arrêté de se plaindre&lt;br /&gt;Celui qui peut être pardonné&lt;br /&gt;Celui qui, envouté, a perdu l’esprit&lt;br /&gt;Ceux qui remplaçaient les autres pendant quelques temps&lt;br /&gt;Ceux qui résistaient la différence&lt;br /&gt;Celle qui s’étouffait&lt;br /&gt;Celle qui ne s’aimait pas&lt;br /&gt;Celle qui refusait d’être victime&lt;br /&gt;Celle qui regardait (faire)&lt;br /&gt;Celle qui avait marre d’être prise en otage&lt;br /&gt;Celle qui était témoin forcé&lt;br /&gt;Celles et ceux qui prenaient les risques qui les ont sauvés&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-3874262480678940347?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/3874262480678940347/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=3874262480678940347' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/3874262480678940347'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/3874262480678940347'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2008/11/celtes-81108-1st-draft-1st-draught-in.html' title='Celtes - 8/11/08 - 1st draft, 1st draught in the rising wind'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-7062865026175316786</id><published>2008-11-08T15:02:00.000+01:00</published><updated>2008-11-08T15:16:05.307+01:00</updated><title type='text'>here we go en route 11/10/08</title><content type='html'>The atelier soi-disant is up and running and I hope I can now sit down and stop running - time will tell (the story).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si j'étais l'air je balaierais toutes mes incertitudes dans up coup de vent.&lt;br /&gt;Je danserais autour des grattes ciel de l'incompréhension, de l'intolérance et des malentendus.&lt;br /&gt;Je pousserais les gens dans des retranchements honnêtes et fiables.&lt;br /&gt;Je soufflerais la possibilité de construire, de ne pas casser, d'encourager, de ne pas se lasser.&lt;br /&gt;Je caresserais les plaies des enfants blessés avec une douce brise pour qu'ils puissent être fiers et forts.&lt;br /&gt;Je donnerais l'inspiration rythmée de nouvelles possibilités de me suivre au bout de leurs rêves. Je chasserais les doutes qui minent leur confiance dans la vie. Je serais là invisible et bienveillant, survolant les pensées, apportant réconfort et paix sans forme ni prix à payer.&lt;br /&gt;Je serais l'ancien et le neuf tissés pour habiller le manque.&lt;br /&gt;Je ne te laisserais pas tomber dans des trouées. Je chasserais les nuages gris de la peur qui cachent la plénitude de la voûte des possibles.&lt;br /&gt;Je murmurais à l'arc en ciel pour ne pas dégager la lueur d'or.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-7062865026175316786?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/7062865026175316786/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=7062865026175316786' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/7062865026175316786'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/7062865026175316786'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2008/11/here-we-go-en-route-111008.html' title='here we go en route 11/10/08'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-1432344779026671066</id><published>2008-11-08T15:00:00.000+01:00</published><updated>2008-11-08T15:01:38.299+01:00</updated><title type='text'>Octave l’Ornithorynque - 14/6/08</title><content type='html'>Octave océanien orateur original occupait opéra : obstiné, obsédé.  Œuvres orientaux offraient à Omar opus onctueux.  Ovationné par autochtones pour audace autodidacte l’ornithorynque austral optait pour opulence oléagineuse d’œsophage ondulant.  D’ordinaire oreille d’Octave, objective occultait autres ondes occasionnant otite chez auditeurs, osant orage tel oracle.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-1432344779026671066?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/1432344779026671066/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=1432344779026671066' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/1432344779026671066'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/1432344779026671066'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2008/11/octave-lornithorynque-14608.html' title='Octave l’Ornithorynque - 14/6/08'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-4770835237531011299</id><published>2008-07-06T14:31:00.007+02:00</published><updated>2009-04-21T21:49:50.105+02:00</updated><title type='text'>Douce France - revenue de loin</title><content type='html'>Le pays de son enfance est un autre pays maintenant qu’il est devenu le sien. Il est celui de ses enfants. Le 22 avril 1966 au Havre elle a eu le premier tampon dans son passeport. Elle avait 7 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a suivi sa mère. Elles avaient quitté leur vi(ll)e murée et son château fort, leurs montagnes, lacs et cascades. Elles ont trouvé une ville construite autour d’une gigantesque et puante raffinerie de pétrole dont les odeurs et les lumières imprégnaient chaque instant de leur quotidien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant la ‘Terre de France’ de Julien Clerc n’était pas loin. Certes sa ville natale était entourée de verdure mais le souvenir de la France des années soixante reste sa ruralité - les pommiers, les champs, les paysans. On n’allait pas faire une promenade à la campagne parce que la campagne se faisait sentir partout. Là-bas elles n’avaient pas de jardin, habitant une maison bourgeoise de ville. Ici elle a appris le croquet sur gazon, à cueillir des cerises à côté de la maison, à enterrer les limaces (abattues avec son frère) dans le jardin, à se méfier des serpents dans l’herbe trop haute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa mère ne parlait presque pas le français et C. , n'étant là que pendant une partie des vacances, n’osait pas ouvrir la bouche par peur du ridicule. Le fil d’attente aux P.T.T. devenait une épreuve pendant laquelle C. récitait sa phrase pour pouvoir se faire comprendre par le guichetier. Son coeur battant la chamade et ses mains moites de terreur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un pays parti à tout jamais, les codes sociaux d’une formalité étonnante, la fidélité au terroir féroce malgré l’apparition des Mammouth des temps modernes. Ou peut-être pas...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adulte, revenue s’installer elle se surprenait parfois à capter une odeur, à retrouver un goût à re-mémoriser un cliché de ces années-là. Les courses à Codec où l’on devait ramener les bouteilles pour la consigne, tirant son caddie à roulettes derrière soi. Le gravier rouge sur les trottoirs contre lequel sa mère rallait. Les yaourts (Mamie Nova sans doute) qui avaient un autre aspect que ceux qui lui étaient familiers. Le pain qui devenait mou après quelques heures. L‘Evian Fruité’ pour les fêtes et le ‘Pierval’, le parent pauvre pour tous les jours. Les prises qui n’avaient pas de terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors de leurs visites à la ferme de ses ‘grand-parents’ elle a vu le boucher découper le cochon sur la grande table de la pièce principale. Elle a caressé les lapins dans leurs cages pour retrouver leurs petits corps frêles dans l’assiette le soir. (Ensuite pendant plus de 25 ans elle était végétarienne). Elle a vu traire les vaches avec cette odeur si précise et ambivalente. Elle a vu galoper les chevaux de son ‘oncle’ S. qui faisait inviter des amis de la Géorgie. Oncle S était l’oncle glamour de cette nouvelle belle-famille. Il travaillait pour Europe 2 et l'a fait découvrir un monde enchanté de musiciens tel le pianiste Bruno Rigutti qui est venu à Barneville la Bertrand un week-end avec (malheureusement pour la gamine éblouie qu'elle a été, sa copine américaine), ou encore Samson François qui l’avait pris sur ses genoux sur la balançoire qui sait où mais quelquepart près de Menton pendant leurs premières vraies vacances sur la Côte. ‘Oncle’ S. descendait en Normandie de Paris le temps d’un week-end et arrivait toujours à l'émerveiller. Il ne s’était jamais marié avec A. la femme de sa vie mais ils ont vécu ensemble jusqu’à leur mort. Qu’ils reposent en paix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait l’ouvrier agricole Napoléon vêtu de son béret comme merveilleuse caricature du français connu de tous. Son chien Pompidou le suivait partout. En suite Mr MARCEL son assistant avec qui elle voulait se marier, sauf qu’il fallait compter avec Collette (les mains striées de labeur) qui aidait sa ‘grand’mère’ dans la cuisine. Il y avait les chiens, Musique, sa fille Pomme et leur gardien, un gros berger allemand appelée Oscar que les chiennes faisaient tourner en bourrique !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De Notre-Dame-de-Gravenchon à Barneville tous les mercredi soir et tous les week-end il fallait soit passer par le Bac de Port Jérôme soit traverser le Pont de Tancarville. Le bac était de loin sa préférence. Ne jamais savoir si on allait arriver juste à temps pour le nombre de voitures permises ou si on allait devoir attendre son allée-retour pour pouvoir embarquer. Dans ce cas-là on avait le temps de le contempler de près et de loin. En suite la frime de ne pas payer le trajet parce que son beau-père travaillait pour la raffinerie. A un endroit sur la route une station d'essence où l'on croisait de toute façon un mini pont de Tancarville fabriqué de bidons d'huile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce vrai que les étés de son enfance sont plus ensoleillés ? Peut-être le contraste entre un pays du nord de l’Europe et le 'Continent' a pu renforcer cette image de longues journées chaudes où ils jouaient ensemble à la ferme. Son frère qui se prenait des allergies dans le foin et dont la peau virait écarlate avec ces rayons de soleil étrangers. Sa soeur sur le palier de l'adolescence qui faisait tourner la tête à tout homme normalement constitué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La télé ne monopolisait pas la vie de tous les jours mis à part le rituel des 'chiffres et les lettres' et les info, et pour se divertir, ils jouaient aux jeux de familles. Il y avait des familles de bateaux, d’avions, de voitures les uns plus français que les autres comparés à notre époque de marketing mondiale. Mais l’ironie est que son beau-père, viscéralement anti américain, possédait pourtant une Ford Taunus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin sa mère n’était pas heureuse en Normandie où elle n’arrivait pas à se construire un réseau d’amies pour mieux s’intégrer. Cela ne se faisait pas de la même manière que dans son pays et les femmes ne semblaient pas chercher l’amitié entre elles. La plupart de ses connaissances était donc des étrangers de passage, des Britanniques, des Américains, des Néerlandais. Avec la barrière de la langue en plus l’intégration ne s’est pas faite. Lorsque sa mère a quitté la France C . n’allait pas La voir pendant de nombreuses années prise dans sa vie d’étudiante et de jeune adulte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autant plus qu'elle avait gardé au travers du vécu de sa mère le souvenir d’un pays fermé et cantonné. Est-ce finalement la raison pour laquelle elle a suivi ses traces en émigrant dans ce pays ? Pour terminer le travail inachevé de sa mère ? Pour prouver, se prouver que les étrangers sont partout ! On est toujours l’étranger de quelqu’un. Il n’y a pas de pays ni de personne parfait et le tout est d’accepter ce qui est de mieux partout. Le lieu de sa propre naissance est le fruit du hasard total. Ce n’est pas cela l’important. On n’a aucun droit du fait de ce hasard. Il faudrait plutôt accepter avec humilité l’idée que l’on a la chance de naître dans un pays qui n’est pas en guerre, que l’on puisse manger à sa faim et profiter des belles choses de la vie. Avec ce constat on a aussi le devoir de rester tolérant. L’autre aurait pu être toi. Le choc culturel te ramène à tes origines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses origines ont connu plusieurs greffes. Sa mère se plaignait de beaucoup des « défauts » des français. Or avec ses yeux de gamine elle a vécu ce pays avec cette tolérance propre aux enfants. L’aventure, la découverte de l’autre, du nouveau, de l’étrange.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui elle comprend mieux la souffrance de sa mère mais elle se dit que non seulement le temps a fait évoluer les choses mais le choix de faire de ce pays le sien l'invite à accepter cette différence en l’intégrant dans son identité. Elle est plus forte en tant qu’hybride ! Les différences entre ces 2 cultures l'obligent à ne pas sombrer dans une allégeance aveugle envers l’une ou l’autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses enfants sont nés ici et portent en eux la troisième voie. Leur grand-père paternelle était aussi venu d’ailleurs, de l’Orient. Avec leur père (de ce fait lui-même fils d’immigré) ils ont fait rencontrer l’Afrique et l’Europe du Nord à mi-chemin dans les Alpes. Leurs enfants à leur tour feront le tri de leurs racines, semées en France et issues d’un plus vaste canevas. Ils ne parlent pas les langues de leurs grand-parents mais grandissent avec la réalité d’être français dans la spécificité d’origines multiples.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pays de son enfance arrive à l’age adulte. Le pont de Tancarville a déjà été devancé par le Pont de Normandie. On s’émerveille au viaduc de Millau. Le T.G.V. a devancé le Corail. Le Bac traverse-t-il toujours la Seine de Port Jérôme à Quillebeuf ? Ira-t-elle y faire un tour l'un de ces 4? Peut-être bien que oui, peut-être bien que non.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-4770835237531011299?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/4770835237531011299/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=4770835237531011299' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/4770835237531011299'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/4770835237531011299'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2008/07/douce-france.html' title='Douce France - revenue de loin'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-4229356008254352674</id><published>2008-05-29T22:02:00.001+02:00</published><updated>2008-05-29T22:02:47.139+02:00</updated><title type='text'>Stop Violence</title><content type='html'>Jusqu’où peut grandir ta colère ?  C’est comme la mauvaise graine qui est plantée dans ton cœur.  Ca sème une sensation de noirceur opaque et étouffante.  Ca nait dans la souffrance et répand de la souffrance.  Ca grandit sans connaître la paix, cette précieuse fleur à senteur parfumée aux pétales multiples.  Ca cherche à se battre contre tout ce qui est différent et à force le coléreux se retrouve tout seul avec sa spécificité.  Loin des rencontres qui adoucissent l’âme des autres, qui lient les êtres du monde entier de tout horizon, tous âges, toutes confessions.  Tout ce qui est paisible, harmonieux, beau, tendre a le don d’énerver la coléreuse, de la déranger dans ses certitudes et donc de l’éloigner de la fraternité possible à tout instant de la vie.  Comment retrouver l’équilibre de ceux qui s’aiment ?  En respectant les règles du grand jeu de la vie…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-4229356008254352674?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/4229356008254352674/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=4229356008254352674' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/4229356008254352674'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/4229356008254352674'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2008/05/stop-violence.html' title='Stop Violence'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-5482159994203228847</id><published>2008-05-28T23:16:00.001+02:00</published><updated>2008-05-28T23:16:51.805+02:00</updated><title type='text'>Têtu - 16/11/02</title><content type='html'>Alors voilà, ma tête – est-ce que tu as vraiment ta place dans ce que je vais te raconter ?  surement car c’est toi qui facilite le fonctionnement de tout le reste mais cette fois-ci je vais te demander de te mettre en arrière plan et de savourer l’instant précis, ce moment imprimé à tout jamais, certes à ton niveau, mais plus loin, beaucoup plus profondément que ce que tu peux accueillir, ô ma matière grise préférée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car justement à ce moment-là la grisaille s’est évanouie.  Tu as dû le sentir peut-être, cette légèreté pas très courant chez toi avec ta manie de disséquer tout ce qui bouge ou tout ce qui reste bien tranquille d’ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’étais là, toi aussi ma tête pensante, dans l’ascenseur de la maternité.  Qui a appuyé sur le bouton pour descendre ?  Je ne me souviens plus car tu étais ailleurs.  J’ai ressenti une chaleur et une paix comme si un œuf dégoulinait lentement en commençant à ta hauteur, puis tout doucement descendait m’enveloppant dans le bonheur.  Une sensation de complétude dans l’instant.  J’ai entendu sans entendre les bruits m’entourant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’en penses-tu ?  Tu dois bien penser quelque chose ?  Ce que je te propose c’est d’essayer d’incarner cette pensée.  Tu te sentiras mieux j’en suis persuadée ; ça te fera des vacances.  En prime tu laisseras plus de place à tout le reste : penses-y -  mon cœur, mes tripes, ma voix et j’en passe ; ils ont tous envie, tous besoin de prendre leur place aussi.  Serais-tu d’accord pour lâcher prise un peu ?  Allez, laisse-toi aller !  Plus de maux de tête.  Imagine les bienfaits.  Je sens déjà que tu te sens soulagée.  Laisse-moi gérer mes mots à ma manière.  Il n’ya pas tout le temps besoin de réfléchir pour vivre.  Et oui, ça te surprend.  T’inquiète pas, je ne t’abandonne pas mais va falloir céder un peu, partager, comme on fait avec l’arrivée d’un nouveau né.  Faire de la place pour élargir l’espace.  Mais pour cela il faut en quelque sorte avoir la tête ailleurs.  Ca te dit de faire un petit tour au niveau de mon cœur ?  Allez – on y va !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-5482159994203228847?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/5482159994203228847/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=5482159994203228847' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/5482159994203228847'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/5482159994203228847'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2008/05/ttu-161102.html' title='Têtu - 16/11/02'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-3781963466265074417</id><published>2008-05-28T23:13:00.002+02:00</published><updated>2008-05-28T23:14:14.175+02:00</updated><title type='text'>Sans doute - 19/04/03</title><content type='html'>La porte s’ouvre.  Ton visage aussi.  Tu t’y attendais à ce que mes couteaux soient aiguisés sans doute.  Sans doute.  Tu te préparais à ce que des mots coupants et tranchants sortent de ma bouche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et là, tu entends le silence de l’échange.  Je ne te coupe pas.  Je t’écoute mais toi, tu sembles dépassée par ce qui écoule de cette ouverture qui est ta bouche.  Telles des eaux qui lèchent les côtes.  Telle une toux qui pointe un danger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et soudain tu t’es tue.  Face à cet échange qui sent la mort.  Tu trouves ça lassant ?  Et pourtant je ne vais pas te manger.  Au pire je vais te toucher même si cela a un coût.  Je vais embrasser ce doux silence.  La date n’est pas encore connue.  C’est pour demain sans doute.  Sans doute.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-3781963466265074417?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/3781963466265074417/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=3781963466265074417' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/3781963466265074417'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/3781963466265074417'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2008/05/sans-doute-190403.html' title='Sans doute - 19/04/03'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-6390539821943280151</id><published>2008-05-28T23:13:00.001+02:00</published><updated>2008-05-28T23:13:33.678+02:00</updated><title type='text'>Poupée - 7/12/02</title><content type='html'>Dans la vérité il n’y a que changement&lt;br /&gt;Ce qui change reste vrai&lt;br /&gt;Du courage il en faut&lt;br /&gt;Pour affronter ce regard&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Regard d’enfant en porcelaine&lt;br /&gt;Cette attente en arrière plan&lt;br /&gt;Du courage il en faut&lt;br /&gt;Pour apprendre la constance&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Constance et humilité qui réparent&lt;br /&gt;Cette petite poupée au bras déchiré&lt;br /&gt;Ces yeux de petit veau&lt;br /&gt;Du courage il en faut&lt;br /&gt;Pour articuler les mots&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mots apprise de nulle part&lt;br /&gt;Construites d’espoir et de volonté&lt;br /&gt;Montre-moi petit curieux&lt;br /&gt;Comment m’ouvrir à toi&lt;br /&gt;Comment garder la foi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Foi il en faut&lt;br /&gt;Pour comprendre ton attente&lt;br /&gt;Pour me munir de ton honnêteté&lt;br /&gt;Pour répondre à ton amour&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-6390539821943280151?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/6390539821943280151/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=6390539821943280151' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/6390539821943280151'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/6390539821943280151'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2008/05/poupe-71202.html' title='Poupée - 7/12/02'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-2088940912829301638</id><published>2008-05-28T23:12:00.001+02:00</published><updated>2008-05-28T23:19:12.733+02:00</updated><title type='text'>Nuit - 23/02/03</title><content type='html'>La nuit je voudrais lâcher ces pensées chaotiques et chercher la force d’haïr&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une nuit, hésitante, toujours loyale à celle qui m’est étrangère, j’écoute ma voix hargneuse hurler mes limites&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis, chaque nuit ne plus entendre des choses compliquées cachées derrière la mémoire honteuse. Bien entourée, c’est étrange comme ça a changé. Tu veux me l’expliquer ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-2088940912829301638?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/2088940912829301638/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=2088940912829301638' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/2088940912829301638'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/2088940912829301638'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2008/05/230203-nuit.html' title='Nuit - 23/02/03'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-8685316317954513183</id><published>2008-05-28T23:10:00.002+02:00</published><updated>2008-05-28T23:11:20.938+02:00</updated><title type='text'>Jeu de l’oi - 19/04/03</title><content type='html'>Là-bas il y aura de la joie. &lt;br /&gt;A toi de contourner la loi qui déçoit à tout va.&lt;br /&gt;Pas à pas tu verras avec émoi que ce en quoi tu crois&lt;br /&gt;Deviendra Roi.&lt;br /&gt;A bas le ton las, les bras raplapla&lt;br /&gt;La voix qui sanglota.&lt;br /&gt;Vas au-delà de tout ça.&lt;br /&gt;Tu as le droit&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-8685316317954513183?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/8685316317954513183/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=8685316317954513183' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/8685316317954513183'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/8685316317954513183'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2008/05/jeu-de-loi-190403.html' title='Jeu de l’oi - 19/04/03'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-6246121943677260697</id><published>2008-05-28T23:10:00.001+02:00</published><updated>2008-06-23T21:30:12.343+02:00</updated><title type='text'>It’s all Greek to me - 23/02/03</title><content type='html'>Alors, me voilà dans la terre de mes ancêtres grecs. Non, je plaisante. N’empêche ce parfum classique d’un autre monde pourrait bien nuire à mon jugement. Et si on faisait une trêve avec ce monstre virtuel qui m’a terrassée de peur trop souvent ? Et si, au lieu de me gaver de remèdes louches j’osais m’exprimer, quitte à inventer mes mots, me tricoter une langue pout habiller ce mannequin qui languit dans son coin. Ne plus arrondir les angles (ni ronger les ongles) mais rapprocher les bornes et éloigner les borgnes. Boucler la boucle sans perdre le fil dans le labyrinthe du minotaure. Et si c’était aussi simple que de retracer ses pas. Le temps court, certes, il vol même mais il est bien obligé de s’arrêter un instant pour reprendre son souffle. Ce souffle vital. Et peu importe là où il va, ce n’est pas mon problème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je t’aurai mon grand – tu peux partir en courant et je fermerai mes yeux en murmurant mon nom.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-6246121943677260697?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/6246121943677260697/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=6246121943677260697' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/6246121943677260697'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/6246121943677260697'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2008/05/its-all-greek-to-me-230203.html' title='It’s all Greek to me - 23/02/03'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-9000482753452972662</id><published>2008-05-28T23:09:00.002+02:00</published><updated>2011-02-19T20:36:22.553+01:00</updated><title type='text'>Elle - 15/02/03</title><content type='html'>Isabelle, vous savez laquelle voulait que l'on appelle Annabelle.&lt;br /&gt;Pour elle Isabelle sentait le fiel, Annabelle le miel.&lt;br /&gt;Annabelle la maternelle enchantait sa ribambelle avec sa voix d’arc en ciel.&lt;br /&gt;Des voyelles tombaient pêle-mêle de cette gente demoiselle&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-9000482753452972662?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/9000482753452972662/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=9000482753452972662' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/9000482753452972662'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/9000482753452972662'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2008/05/150203-elle.html' title='Elle - 15/02/03'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-8080329869768859521</id><published>2008-05-28T23:06:00.000+02:00</published><updated>2008-06-23T21:32:07.190+02:00</updated><title type='text'>A la manière de : 31/12/02</title><content type='html'>Suzanna Tamaro&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait une erreur dans tout cela, une grave erreur. Et c’est là où cela devient compliqué pour quelqu’un qui, à tort ou à raison, ne pensait pas avoir le droit à l’erreur. Et pourtant c’est l’erreur qui redonne à l’homme son humanité. L’erreur qui n’est pas dissociée de l’amour ne devrait pas casser l’autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et peut-être ai-je oublié que le choix, le libre choix, avec tout ce que cela comporte de renoncement, fait trop peur à une fille qui, au contraire, ne voudrait pas être différente de sa mère. J’ai oublié ce que tu attendais de moi pour te construire ; ton besoin d’être contenue pour mieux apprécier tes capacités. Excuse-moi. Dans mon souci de bien faire j’ai parfois négligé ton bien-être. Ma tête a dicté (avec trop peu de parenthèses et trop de points finales) ce que mon cœur aurait voulu composer librement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;As-tu trop souffert de cette contradiction ? Peux-tu récupérer le sentiment profond qui était à la base de mes actes et pardonner mes lacunes ? Peux-tu encore toucher du doigt cet amour inaccessible, caché derrière la peu de ne pas être assez bon, assez bien ? Sauras-tu renoncer à tout ce qui te blesse pour garder le noyau qui a fait de toi cette jeune femme courageuse, sensible et aimante ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne t’impose rien pour de vrai cette fois-ci. Ce n’est plus en réaction à quoi que ce soit. Je t’invite à t’aimer comme moi je n’ai pas su faire. Je suis certaine que tu es plus apte à le faire toi-même. Tu sais ce qui est bon pour toi. Prends de mon amour ce qui te rend heureuse et pur le reste je te fais confiance de remplir les cases.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anna Gavalda&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je veux de l’amour. Pas le genre d’amour qu’ils nous balancent sur Nostalgie entre deux pubs et le lancement du nouveau CD de Johnny. Non, le vrai, celui où l’on sauterait du 38ème étage de son HLM vêtue de rien que sa chemise de nuit pour un rencart sulfureux sur le parking du Buffalo Grill. Un amour que l'on racontera même pas à sa meilleure copine tellement il serait pur. Allez, faut pas se décourager. Ya toujours le VRP de paréos qui passera en février …&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-8080329869768859521?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/8080329869768859521/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=8080329869768859521' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/8080329869768859521'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/8080329869768859521'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2008/05/la-manire-de.html' title='A la manière de : 31/12/02'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-385724890963679035</id><published>2008-05-28T23:05:00.000+02:00</published><updated>2008-05-28T23:06:14.155+02:00</updated><title type='text'>Maternelle - Juilllet 2003</title><content type='html'>Elle partait à la retraite.  Elle devait laisser son royaume entre les mains d’une jeune princesse et rien que d’y penser la nausée lui retourna l’estomac.  Ses enfants deviendraient la progéniture d’un imposteur.  Elle ne pourrait plus dire qu’ils étaient les siens.  Elle en avait eu des enfants en 23 ans tous là à recevoir tout ce qu’elle voulait leur transmettre.  Elle leur avaient tout appris, elle en était convaincue.  Et aux parents autant ma foi !  Au moins elle n’aurait plus à supporter les parents !  A chaque fois elle devait les remettre à leur place, défendre son territoire, leur montrer qu’elle détenait la vérité sur leurs mômes.  Mais qu’est-ce qu’ils savaient ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Martine Thibaud était fille de montagnard, creusée de matière dure et rigide.  Toute son enfance a été passée à attendre quelque chose de doux et tendre, comme la fonte des neiges au printemps. Mais le printemps ne vint ni au moment, ni de la manière attendus et elle grandit dans l’hiver des émotions.  Elle s’adapta petit à petit au froid des échanges avec son père adoré et au manque d’énergie vitale de sa mère.  La relation glacée des ses parents l’attrista mais elle était persuadée de pouvoir réintroduire de la chaleur humaine dans ce couple.  Elle eut tort.  A 18 ans la glace brisa pour de bon et éclata en mille morceaux.  La vie de Martine heurta l’iceberg de l’incompréhension et l’effort de toute sa vie fut réduit à une flaque de larmes salées.  La grande fille pleurant l’échec de son projet personnel de réchauffer la planète parents, se jura de miser tout dorénavant sur un parcours professionnel qui lui permettrait de choyer les enfants.  Mais les enfants méritants, et de corriger les parents, tous les parents, car tous les parents étaient indignes sauf preuve du contraire.  Corriger, éduquer, apprendre, montrer l’exemple.  Son choix fut évident.  Sa vie deviendrait l’école.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque année la petite ville vit l’arrivée de nouvelles familles fraichement débarquées à la recherche du travail grâce à l’implantation des entreprises hi-tec de la région.  Elles avaient signé pour une meilleure vie et comptaient profiter pleinement du cadre séduisant de leurs nouveaux « chez nous ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Martine ressentait leur enthousiasme et optimisme comme un affront au sérieux de sa mission.  Leurs idées venues d’ailleurs, leurs projets, leur manque de rigueur – tout cela constituait une dérive éducative qu’elle n’allait pas tolérer.  Le règlement était là.  Si l’heure pour récupérer ses enfants était 11H20 ce n’était pas 11H19.  Elle avait dû remettre une jeune mère à sa place.  Ces jeunes mères ! Celle-ci avait eu le culot d’aller se plaindre auprès du proviseur de l’attitude hargneuse de Martine. Le lendemain était accrochée une notice rappelant la bonne heure à tous les parents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A suivre…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-385724890963679035?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/385724890963679035/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=385724890963679035' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/385724890963679035'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/385724890963679035'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2008/05/maternelle-juilllet-2003.html' title='Maternelle - Juilllet 2003'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-6101136866852337671</id><published>2008-05-19T21:28:00.001+02:00</published><updated>2011-02-19T20:35:27.663+01:00</updated><title type='text'>Les 10 mots  qui n'ont pas figuré dans Lyon Capitale!</title><content type='html'>2008&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans &lt;span style="color:#ff9966;"&gt;boussole&lt;/span&gt; il me semble plus facile de ne pas se perdre. Ce n’est que si l’on a conscience de là où on va que l’on peut être déboussolé. Je dis ça pour rire bien sur. Je viens du Nord donc tout s’étend vers le Sud vers la lumière rouge des cieux chauds et denses. Et &lt;span style="color:#ff9966;"&gt;toi&lt;/span&gt; tu incarnes les &lt;span style="color:#ff9966;"&gt;visages&lt;/span&gt; mosaïques de tribus premiers, sans façons. Il est juste ainsi. Le devoir de la &lt;span style="color:#ff6666;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;rencontre&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;métamorphosé en point cardinal à retenir pour l’avenir. Au diable le &lt;span style="color:#ff9966;"&gt;tact&lt;/span&gt; des rapprochements insipides et linéaires. J’exige la danse &lt;span style="color:#ff9966;"&gt;jubilatoire&lt;/span&gt; des sens à l’est, à l’ouest et tous les points entre. &lt;span style="color:#ff9966;"&gt;S’attabler&lt;/span&gt; à un banquet de sensations pas encore recensées par les cartographes des émotions. Que vienne jaillir du &lt;span style="color:#ff9966;"&gt;rhizome&lt;/span&gt; amoureux le plaisir, cherchant l’air et la lumière pour se répandre sur mes terres. Mon amour ne se laisse pas &lt;span style="color:#ff9966;"&gt;apprivoiser&lt;/span&gt; facilement. Il faut trouver la &lt;span style="color:#ff9966;"&gt;passerelle&lt;/span&gt; qui mène à mon cœur par des &lt;span style="color:#ff9966;"&gt;palabres&lt;/span&gt; incrustées de ta vérité. Me te montrer tel que tu es.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2006? &lt;span style="color:#3333ff;"&gt;Variation&lt;/span&gt; sur notre thème&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre monde était devenu trop petit .&lt;br /&gt;Nous n’étions pas sur la même longueur d’&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;ondelettes&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Le &lt;span style="color:#3333ff;"&gt;miroir&lt;/span&gt; que l’on se tendait l’un vers l’autre n’a montré que la &lt;span style="color:#3333ff;"&gt;complexité élémentaire&lt;/span&gt; de notre différence.&lt;br /&gt;Tu me voyais, tu me voulais &lt;span style="color:#3333ff;"&gt;icône&lt;/span&gt; pour mieux incarner l’iconoclaste de notre dernière heure. Cette nuit de&lt;span style="color:#3333ff;"&gt; cristal&lt;/span&gt; affective, le &lt;span style="color:#3333ff;"&gt;rayonnement&lt;/span&gt; de mes larmes de verre s’étendait au delà des frontières de notre amour brisé.&lt;br /&gt;Maintenant redémarrer l’&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;hélice&lt;/span&gt; pour prendre mon envol.&lt;br /&gt;L’&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;ordinateur&lt;/span&gt; d’une vie paisible, une vie possible, peut effacer le virus de notre &lt;span style="color:#3333ff;"&gt;désenchevêtrement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La mort est morte; vive la vie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-6101136866852337671?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/6101136866852337671/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=6101136866852337671' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/6101136866852337671'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/6101136866852337671'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2008/05/les-10-mots-2008-qui-nont-pas-figurs.html' title='Les 10 mots  qui n&apos;ont pas figuré dans Lyon Capitale!'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-2941393113464914734</id><published>2008-05-18T18:00:00.000+02:00</published><updated>2008-05-28T23:26:36.896+02:00</updated><title type='text'>A Ma Mer - 17/05/08</title><content type='html'>Pluie ardoise&lt;br /&gt;Lave l’herbe demi-sel&lt;br /&gt;Phoques timides évitent&lt;br /&gt;Les crabes têtus&lt;br /&gt;Boudant derrière leur rideau d’algues&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vêtements ivres de sel&lt;br /&gt;Raides comme le matin&lt;br /&gt;Sable toujours et encore&lt;br /&gt;Dans les oreilles, yeux, sandwiches&lt;br /&gt;Dans l’âme&lt;br /&gt;Sel ou sable&lt;br /&gt;S.O.S.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tankers goudronnés bateaux de pêchés&lt;br /&gt;Bois scié mouettes endurcies&lt;br /&gt;Odeurs marins mi-digue mi-bassin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soleil se couche&lt;br /&gt;Comme une glace fondue&lt;br /&gt;Le ciel dissimule toute la couleur laissée par sa fuite&lt;br /&gt;Pour accueillir la nuit salée&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des coquillages aussi futiles&lt;br /&gt;Que des bijoux&lt;br /&gt;Joyaux de la mer&lt;br /&gt;Détritus des dunes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le phare austère&lt;br /&gt;En bas de la falaise&lt;br /&gt;Des marches interminables&lt;br /&gt;Flirtent avec l’écume&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui donne …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’imagine le détritus des dunes métamorphosé en joyaux de la mer, des coquillages aussi futiles que des bijoux pour encercler mon cou.&lt;br /&gt;J’imagine mes vêtements ivres de sel, raides comme le matin après la pluie ardoise, diagonale ou verticale selon l’envie du vent.&lt;br /&gt;J’imagine l’herbe demi-sel lavée malgré elle.&lt;br /&gt;J’imagine le soleil qui se couche comme une glace fondue tâchant la nappe du ciel qui va accueillir la nuit salée.&lt;br /&gt;J’imagine le phare austère et la montagne accoudoir protégeant la baie d’une autre réalité.&lt;br /&gt;Je l’imagine et il existe ; je l’imagine et j’existe.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-2941393113464914734?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/2941393113464914734/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=2941393113464914734' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/2941393113464914734'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/2941393113464914734'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2008/05/ma-mer.html' title='A Ma Mer - 17/05/08'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-7173866740289185155</id><published>2008-04-27T22:07:00.000+02:00</published><updated>2008-05-28T23:16:01.107+02:00</updated><title type='text'>Daddy</title><content type='html'>Tu aurais pu être l'homme de ma vie.&lt;br /&gt;J'aurais chanté tes louanges avec le plaisir cru de l'enfant qui croit,&lt;br /&gt;Qui a cru,&lt;br /&gt;Qui aurait dû pouvoir croire.&lt;br /&gt;Sauf que le pouvoir, voilà,&lt;br /&gt;Ce n'est pas l'enfant qui l'a.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tirallée entre le silence des anges ou le désert des bruits.&lt;br /&gt;Ce non-choix, ce non-moi.&lt;br /&gt;Ce tu-toi. Ce tais-toi.&lt;br /&gt;Où es-tu passé(e)?&lt;br /&gt;Cette voie tracée?&lt;br /&gt;Cette voix lactée coulant de source entre tes mains où va se blottir la gentillesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu m'as donné du lest.&lt;br /&gt;Je ne te demandais pas autant.&lt;br /&gt;Ce voyage céleste irrésistible tu l'as entrepris, mon capitaine.&lt;br /&gt;Tu aurais pu être le navigateur de mon premier bâteau.&lt;br /&gt;Tu as choisi le débarquement intempestif de ceux qui se vouent aux cieux en laissant la terre entre les main des ignorants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le désert des anges, le silence des bruits bercent tes nuits éternelles, là où les magiciens sont rois et les étoiles accouchent de miracles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;22/02/03&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tender is the Right&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le geste est rassurant.  Là où on aurait tendance à se sentir coupé des gens authentiques.  Là, ici – tiraillé entre le silence des anges ou le désert des bruits.  Livrés entre les mains des autres.  Faire ces choix impossibles dénués de tout sens.  Saisi d’étonnement à ce que le vrai soit aussi facilement bafoué, démenti, démonté.   Démon d’angoisse qui te ballade vers l’ivresse de la tendresse trompeuse.  Vers cette troupe de gens d’honnêteté légère.  Ton geste est rassurant, solide et tendre, doux et chaleureux.  Entre tes mains va se blottir la gentillesse&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-7173866740289185155?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/7173866740289185155/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=7173866740289185155' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/7173866740289185155'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/7173866740289185155'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2008/04/daddy.html' title='Daddy'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-7720907828487597712</id><published>2008-04-27T12:48:00.001+02:00</published><updated>2008-05-28T23:22:55.667+02:00</updated><title type='text'>Aberdesach - 12/05/07</title><content type='html'>Les voitures ne s’y approchent pas. Le début du bonheur. Je traverse le pont. Il a changé. Il est métallique. Il y a quarante ans il était en bois. Mais le ruisseau descend toujours à la mer avec son chant mi-doux mi-salé. Puis le chemin de sable entre les buissons indisciplinés : impossible de naviguer ses valises sans effort. Le début de l’authentique. Les trous à contourner pour retrouver les flancs de la piste en herbe sauvage d’un vert marin. Le bungalow est tout au milieu de la plage et tout au fond de la partie habitable, sentinelle de l’ouverture sur la végétation et de la grande roche immuable qui délimite la baie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mur en pierres. Ayant capitulé un peu au renfort de ciment pour faire face aux éléments. La porte d’entrée a changé. Elle est sur le côté mais dans ma tête elle est celle tout droit devant, aujourd’hui condamnée et contrainte à se marier au mur du nouveau salon. Dans mon esprit donc j’ouvre cette ancienne porte et tourne sur ma gauche dans le couloir vêtu de bois peint en blanc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première chambre à gauche, le poigné dans un métal qui date d’une autre époque, organique modelé par les mains de tant de générations. Tous venus ici pour profiter de la vie. La vie dans toute sa simplicité. La porte n’est pas droite, le toit non plus. La porte ouverte, le grand lit est caché derrière elle à gauche, une petite étagère au-dessus de la tête pour poser les livres, une petite corde rattachée à la lampe pour éviter de sortir de ce havre de chaleur une fois la nuit tombée. En face la fenêtre qui donne sur la mer, la seule digne du nom, inlassable, laconique et déchaînée selon son humeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les grands galets qui cèdent de la place au sable précieux à perte de vue à marée basse. Les vagues timides qui chatouillent le sol, puis se gonflent plus au large. Tout ça est visible du lit quelque peu humide. Sensation collante du bord de mer qui rend la peau poivrée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette pièce tout est blanc, le plafond, les murs, le ciel aussi. La vieille penderie de fortune qui n’accommode que très peu d’affaires personnelles et qui ne ferme pas tout à fait. Le pied arrière soutenu par un bout de papier journal pour la rendre moins bancale. La commode arrachée d’un arbre primitif avec ses tiroirs généreux. Le petit miroir rond placé à une hauteur qui ne convient à personne mais acceptée de tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est chez moi ce lieu qui ne sera jamais le mien. Il est saturé de photos indélébiles, plutôt lettrées que numériques. Il est aussi constant que les montagnes qui sont adossées à l’horizon. La terre qui courtise la mer dans une danse éternelle. C’est le kaléidoscope de souvenirs partagés par des générations éloignées. C’est le pont inter-âges. C’est le raccordement à une enfance fragile. C’est un ami qui t’invite et te manie avec tendresse et sans artifice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dedans, dans ce grand lit, la nuit les berceuses se suivent et se succèdent, la pluie sur la tôle, le vent qui ne demande pas la permission de franchir la porte, les vagues qui sifflent leurs messages aux phoques, aux mouettes, aux fantômes de la mer. C’est le rythme sans cesse des forces invisibles. Ca rend humble et peut-être sage. C’est un grand lit dans une petite chambre du bungalow du paradis. Rien que ça.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-7720907828487597712?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/7720907828487597712/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=7720907828487597712' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/7720907828487597712'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/7720907828487597712'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2008/04/aberdesach.html' title='Aberdesach - 12/05/07'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-621013719684879952</id><published>2008-04-27T12:47:00.002+02:00</published><updated>2008-05-28T23:20:33.701+02:00</updated><title type='text'>Flamant Rose - 05/04/03</title><content type='html'>Ne pas brûler les étapes. Ne pas jouer avec ce feu né de ces explosions qui font battre le cœur. Eviter la Genèse d’une conflagration dévorant tout sur son passage. Et pourquoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces flammes rouges et pourpres ont le don de nettoyer. Et il faudrait bien un jour redémarrer. C’est inhumer qui est inhumain du moment que l’on est en vie, que l’on ait envie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Envie de ce renouveau riche d’empathie, de solidarité. Le feu c’est l’aveu. C’est porter vers la chaleur de la convivialité. Laisser de côté la douleur de l’orgueil sans se brûler les doigts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lécher en douce complicité la mémoire corporelle, réchauffer sa chair en desserrant les nœuds. Attiser la force bloquée et rire dans la plénitude du pardon.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-621013719684879952?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/621013719684879952/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=621013719684879952' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/621013719684879952'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/621013719684879952'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2008/04/flamant-rose.html' title='Flamant Rose - 05/04/03'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-2168245927186031041</id><published>2008-04-27T12:47:00.001+02:00</published><updated>2008-05-28T23:23:46.627+02:00</updated><title type='text'>Patins rouges satins - 02/06/07</title><content type='html'>La patinoire&lt;br /&gt;Deux entrées ou un rouge à lèvres&lt;br /&gt;Deux paillettes d’argent lisses&lt;br /&gt;Comme un lame&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La patinoire&lt;br /&gt;La glace après la dameuse&lt;br /&gt;La blancheur vierge appelant les lèvres&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La patinoire&lt;br /&gt;La chaleur glacée des ses lèvres&lt;br /&gt;Qui teinte les joues en roses dorées&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La patinoire&lt;br /&gt;Le sang circule en forme d’huit&lt;br /&gt;Maquillage émerveillement&lt;br /&gt;Sang rouge&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La patinoire&lt;br /&gt;Sabrer le froid en un seule geste&lt;br /&gt;Laisser rien à part ses traces&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La patinoire&lt;br /&gt;Tracer son sillon alpin&lt;br /&gt;D’étincelles et de feu glacial&lt;br /&gt;Lèvres glacées&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La patinoire&lt;br /&gt;Tracer son sillon alpin&lt;br /&gt;D’étincelles et de feu glacial&lt;br /&gt;Lèvres glacées&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La patinoire&lt;br /&gt;Givrante enivrante épatante&lt;br /&gt;Patins ivres rouges, lèvres givrées blanches&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-2168245927186031041?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/2168245927186031041/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=2168245927186031041' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/2168245927186031041'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/2168245927186031041'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2008/04/patins-rouges-satins.html' title='Patins rouges satins - 02/06/07'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-6997993887534167864</id><published>2008-04-27T12:45:00.000+02:00</published><updated>2008-05-28T23:21:25.063+02:00</updated><title type='text'>Bouillotte - 06/01/07</title><content type='html'>Ce n’est pas indispensable, d’où son attrait. C’est toujours avec cette espèce de volupté que l’on se l’accorde. Elle. La bouillotte. Ce bout de caoutchouc niché dans son petit édredon, traçant la même forme incongrue. Ni bouteille, ni sac mais l’hybride des deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se débat contre le bouchon trop détendu dans le goulot par la chaleur de la dernière fois. On peste à l’effort que cela sollicite sur ses pouces presque endormis par les rigueurs de la journée. Mais on y arrive avec cette sensation triomphante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre l’Ecolo qui recycle le contenu d’eau bouillie (on n’est pas en train de faire le thé, quand même), la versant dans la bouillotte le temps d’un réchauffement quasi planétaire. Ca donne le temps de vérifier que les portes de sa maison sont bien fermées à clé, qu’il reste de quoi manger dans la gamelle du cochon d’Inde, de tirer la chasses, laissée pour l’énième fois par les deux zouaves déjà embouillotés en haut. Et là – l’eau boue. Trop chaude donc. « Ne verser pas de l’eau bouillante » gueulent les instructions sur la tête de la bête. Deux choix donc. On y a déjà laissé un fond d’eau froide du contenu antérieur. Ou bien on file au robinet froid pour vite éviter le catastrophe d’un fondu involontaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien. On rhabille la bouillotte dans son manteau matelassé et on éteint la maison. On monte l’escalier. On la place dans son lit. Pas question de se mettre au lit avant Elle. Ca ne se fait pas. On remonte la couette prenant soin de placer l’objet de son bonheur à un endroit stratégique. Froid aux pieds ? aux fesses ? Mal au dos ? Tendu des épaules ? Elle peut tout faire mais pas tout à la fois. C’est là où l’on se rend compte des limites du désir. Le choix c’est le renoncement. Donc. On la déplace avec réticence de ses pieds pour aller secourir le creux de son dos. Est-ce bien prudent d’ailleurs ? Et si son poids faisait exploser son ventre liquide ? Mais, non, on n’y a jamais cru. On sacrifie ses orteils un instant. Le tout c’est de s’offrir cet oasis de chaleur dans un désert de linge, le temps de sa température excessive, à peine supportable, sachant qu’au réveil Elle ne sera que l’ombre d’Elle-même, un objet tiède et sans grande utilité au fond de son lit , difficile à repérer sous le poids de la nuit écoulée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-6997993887534167864?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/6997993887534167864/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=6997993887534167864' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/6997993887534167864'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/6997993887534167864'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2008/04/bouillotte.html' title='Bouillotte - 06/01/07'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-3295164182350252319</id><published>2008-04-26T22:25:00.001+02:00</published><updated>2008-05-19T21:41:06.109+02:00</updated><title type='text'>Palais de Justesse</title><content type='html'>La salle a changé. Là où l’on pouvait s'attendre à du chêne noble imprégné de vernis et de souvenirs, se révèle du chrome et du simulacre de bois, fade et glacial, coupant court à tout sentiment de lien, d’appartenance, de droit à s’y présenter. La lumière du jour ne s’y retrouve plus, happée par tant de surfaces lisses. Elle se retire pour ne pas se faire engloutir dans une vague d’anonymat à son tour. Le double vitrage verrouille sa cousine de néon qui s’impose dans cette vaste arène de neutralité forcée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses mains ne sont pas tant moites que fébriles. Elles parlent à sa place. Pourvu que l’on ne comprenne pas ce langage archaïque. Il les porte à sa gorge pour s'assurer par ce toucher qu’il souffle encore. Il faut oxygéner ses pensées pour élaborer sa défense. Ne pas sortir étouffé de l’audience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son avocate lui donne le signal d’avancer. C’est une femme. Elle porte l’euphorie de son dernier procès, son premier, gagné contre toute attente. Ce dossier rajoutera un volet à ses compétences. Elle en est ravie. Le juge s’assied - encore une femme. Elle a dû quitter son pays natal pour une promotion de taille. Elle ne sait toujours pas si ça valait la peine de cette mort à petit feux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a froid. L’assistante sociale prend place à sa droite et tripote son classeur bleu. Elle a tout ce qu’il lui faut dans cette grasse pochette pour qu’il apprenne sa leçon. Elle parade sa neutralité de comptoir par un regard compatissant. Je vous ai compris… L’A.S. avait perdu la garde de ses propres enfants quand l’alcool était devenu sa complice de chaque instant. Ce ne sont pas les sodas et les jus de fruits qui ont suivi qui ont su convaincre. Tel un citron pressé elle a dû renoncer au murissement de sa progéniture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il effleure la photo de ses enfants dans sa poche et inspire lentement. Une tristesse prend la place de son cœur et bat son incrédulité. Le greffier gribouille sur sa feuille. Dans la rénovation il a perdu son bureau à côté du distributeur de boissons et doit dorénavant partager un box avec un stagiaire de 20 ans au 8ème étage. Son i-phone l’agace. Le Juge ouvre la session. Le greffier prend son stylo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le père ferme grand ses yeux. C’est l’audience inaugurale du nouveau tribunal et il ne croit déjà plus dans cette justice rénovée. Il se voit se lever, il sent sa bouche former des sons, des mots, des vérités. Il entend les mots traverser la salle pour être accueilli sur le rapport du greffier, Le juge va les remanier par la suite telle l’argile de ses convictions. Il est courtois, elle. Lui, il a peur. Peur d’être trop petit pour peser dans sa vie. Trop tenace pour plaire. Trop humain pour convaincre. Son avocate reformule sa réponse dans le langage des justes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le juge annonce la restitution de ses gamins pour le moi de mai. Ca tombe bien – les ponts sont abondants cette année. Il a bien fait d’acheter la cane à pèche. Reste à trouver ses asticots.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-3295164182350252319?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/3295164182350252319/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=3295164182350252319' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/3295164182350252319'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/3295164182350252319'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2008/04/palais-de-justesse.html' title='Palais de Justesse'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-5156464193438510513</id><published>2008-04-26T22:20:00.001+02:00</published><updated>2008-07-06T14:29:08.899+02:00</updated><title type='text'>Variations on a theme (that needs telling)</title><content type='html'>1) Claroscuro&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clara n’a rien fait de sa vie.  Est-ce que c’est grave de ne rien faire quand on est voué à de grandes choses ?  Est-ce que les petites choses peuvent compter ?  Clara n’a rien fait.  Clara s’est laissé faire.  Clara l’a laissé faire.  Mais là, Clara vient de le quitter.  Clara a bien fait, même si ça fait mal. Clara est triste. Une tristesse naît dans la reconnaissance de son impuissance à sauver son monde.  Tarik dit que Clara lui a fait mal.  Clara n’a rien fait.  Tarik a mal.  Tarik va mal.  Faire ? Avoir ? Ca va aller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tarik, lui ? Il  révèle leur univers perdu aux enfants.  Il leur fait porter son sac de nœuds de grand dérangé, de gros déséquilibré, d’homme d’une violence vertigineuse. Les graines de sa folie se propagent dans le terreau de son angoisse.  Ce petit garçon habillé en homme, fou de rage, fou d’amour amer, fou furieux, fou tout court.  Foutu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa sœur, Djamila le traite comme son bébé, ce frère qu’elle a choyé.  Djamila ne voit pas en lui l’homme qui est censé être père.  Elle ne veut pas, ne peut pas le voir.  Djamila porte le deuil de ses propres échecs et s’habille dans ses certitudes de paumée.  Djamila bombe le torse de son intellect pour épater la foule mais au fond elle sait que le savoir ne comblera jamais le manque et ne remplira jamais le vide de son désarroi.  Djamila avance en donneuse de leçon d’une dupe à l’autre.  Toute puissante. Magnifique dans sa tyrannie.  Le dictateur de la manipulation, faisant de l’émoi la matière première de son existence.  Djamila nourrit son bébé frère de son ignorance. Il se dégoûte avec cet amour dont il se gave.  La boulimie du paradis perdu qui pétrifie le mot ‘maman’ dans la bouche de Tarik, qui ossifie les larmes dans son regard.  Le désir de hurler « Laisse-moi tranquille » est si énorme que le silence en devient assourdissant et le consume. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quarante ans ça sentait la mort, le long du chemin de l’aéroport qui a abrité l’avion, qui a englouti la maman de Tarik.  Sa vraie maman.  Sa vraie de vraie.  Perdue, finie, partie. Trahison irrémédiable.  Plaie indicible suintante pour l’éternité d’une vie, sous la peau, écœurante ad aeternam.  Sur l’autre rive de la Méditerranée cette vraie maman est allée dormir du sommeil des martyrs. Le père, revenu en France, a entamé son rêve éveillé, version cauchemar. Usine d’acier. Brimades, sueur, saleté, peur, oubli, déni, chagrin, colère ordinaire.  Si ordinaire que ça devient le ciment de la famille.  Elle forge le clan et ravale la façade de la tribu.  Aucune fissure admise, aucune fente apparente dans l’édifice.  L’ennemi doit rester dehors.  Dedans on est au chaud.  C’est l’Autre avec un grand ‘A’ qui veut notre peau.  L’Autre ce n’est pas nous.  Tarik écoute.  Djamila dit qu’il faut obéir à son père. Tarik obéit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En guise de l’Autre Clara s’est pourtant glissée dans une fente. Clara.  Clara qui encourage.  Clara qui rassure.  Clara qui aime se souvenir.  Clara qui admet. Clara heureuse d’être en vie.  Clara ordinaire.  Clara aime Tarik. Tarik la vénère, la porte si haut qu’elle pense parfois planer au-dessus de leur lien.  Et parfois elle en est malade de voler si haut.  Djamila veut lui couper les ailes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tarik humilié, répudié, abandonné.  Djamila dit à Clara qu’il ne faut pas humilier le père.  Terrifiée d’admettre la haine qu’elle voue à son propre Père (Majuscule) de l’avoir désignée héritière de sa mère défunte. Alors elle laisse faire Tarik, ce père (minuscule).   Tarik démonte brique par brique la Mère Clara.  Il la chasse du piédestal de son insuffisance. Mais, voilà, Djamila, l’heure est venue de t’expliquer.  Même Tarik, dans son délire, commence à se lasser de ta rancœur habillée de miel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clara va faire quelque chose de sa vie. C’est possible.  Enfin. Clara n’est pas triste.  Clara renaît de son impuissance à sauver son monde. Clara va construire un autre monde, plein de petites choses. Clara se laisse faire.  Ca fait du bien. Faire. Renaître. Construire. Ca va aller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) L' rage nt du beur re&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La haine de l’hyène est vraiment atroce&lt;br /&gt;Surtout si pas décelé de façon précoce&lt;br /&gt;Elle masque un si grand désarroi&lt;br /&gt;Et le fait porter à sa proie&lt;br /&gt;Elle cache la très vieille peur&lt;br /&gt;De pas être aimé en tant que sœur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle le traite comme un bébé. Elle ne voit pas l’homme qui est censé être père. Elle porte la culpabilité des ses propres névroses. Elle s’habille dans les certitudes des paumés. Elle se bombe le torse de son intellect pour épater la foule mais au fond d’elle, elle sait que la science ne peut jamais combler le manque, jamais remplir le vide de son désarroi. Elle avance en donneuse de leçon d’une dupe à l’autre. Toute puissante. Ignorante. Magnifique dans sa tyrannie. Le dictateur de la manipulation faisant de l’émotion la matière première de son quotidien. Elle tourne autour de lui et le dégoute avec son amour dont il se gave. La boulimie de l’amour du paradis perdu. Le mot ‘maman’ pétrifié dans sa bouche. Les larmes ossifiées dans son regard. Le désir d’hurler si énorme que le silence devient assourdissant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est l’autre avec un grand ‘A’ qui veut notre peau. L’autre c’est pas nous. Elle dit qu’il faut pas humilier le père. Et ben, bravo. Pendant tout ce temps, que fait-il ce petit pépère ? Il déconstruit brique par brique la mère qu’il avait soulevée sur le piédestal de son insuffisance pour se sentir exister grâce à son hauteur. Elle est terrifiée d’admettre la haine qu’elle voue à son propre père pour l’avoir désignée héritière de sa mère défunte. Elle en a gros mais faut rester poli. On est des gens bien. On est bien, pour ne pas dire « Je suis bien » parce que ça elle sait pas faire. La 3ème personne c’est tellement plus sure. Pas de surprises, pas de frayeurs de devoir s’identifier, de dire « et moi aussi, j’ai droit à l’amour ». Et oui pas juste mais elle se venge comme elle peut. Avec son homme, sa fille, sa fratrie. Sauf voilà l’heure est venue de s’expliquer. Même lui, dans son délire, commence à se lasser de sa bienveillance, de cette rancœur habillée en miel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3) Papa dit que maman est méchante.  Elle a fait de vilaines choses.  Elle m’aime pas.  Elle ne m’achète pas de jolies robes.  Elle demande les fringues de ses copines pour m’habiller. Elle préfère acheter des cadeaux à ses copines. Elle n’aime que ses copines ; elle les préfère à papa et c’est pour ça qu’elle est partie.  Je suis triste.  J’aime la robe que papa m’a choisie avec tata Djamila.  Elle brille et change un peu de couleur dans la lumière.  J’aime papa.  Je suis triste sans maman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fallait choisir . Le père de Leïla, mon mari, qui m’aima tant qu’il me tuait à petit feu. Mes ailes étaient brûlés jusqu’aux plumes. Respecter les convenances, les conventions, honorer le Père avec un grand P avant tout chose, avant ma propre vie - était-ce un choix ?  En échappant à l’embrasement je n’ai pas eu le temps d’expliquer à Leïla que ce n’était pas la femme qui prit le dessus sur la mère. En rangeant ma malle, je pensai ranger mon mal.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-5156464193438510513?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/5156464193438510513/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=5156464193438510513' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/5156464193438510513'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/5156464193438510513'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2008/04/le-ragent-du-beurre.html' title='Variations on a theme (that needs telling)'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-835770233780067828</id><published>2008-04-26T22:15:00.001+02:00</published><updated>2008-04-26T22:15:37.894+02:00</updated><title type='text'>Céder ou pas C.D.</title><content type='html'>Au commencement il y avait le beau frère.  Lui, il savait faire.  Il comprenait ces choses-là et c’était beaucoup plus simple de lui passer un coup de fil pour qu’il passe.  J’avais l’ordi, c'est-à-dire l’outil ; il était même raccordé au secteur et l’écran s’allumait en appuyant sur la touche.  Mais comme un pneu sans air je n’irais pas loin sans données systémiques si je peux les appeler ainsi.  Oui, je peux, c’est mon histoire alors je fais comme je veux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En guise de beau frère cette fois-ci il y avait un C.D. dans une jaquette où il était marqué ‘temps d’installation – 10 minutes’.  Dessinée dessus il y avait l’image d’une femme et d’un homme souriants réunis atour d’un ordinateur, une tasse à la main (du thé ou du café j’imagine, pas d’alcool fort) et ces deux là avaient l’air contents, heureux même.  Et pour cause.  Sur la photo leur ordi marchait à merveille.  On voyait des icônes, des accusés de réception de mails, des images de télé extra-terrestre et des gens qui se parlaient au téléphone dans la joie illimitée, l’euphorie de payer un prix défiant toute concurrence transpirant de chaque pore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pris le C.D. de sa pochette et l’insérai dans la fente.  OUI ! C’était la bonne.  J’étais forte.  Cliquer sur suivant.  Vérifier les fils qui alimentaient la box tels une casserole de spaghettis.  Tous en place, bien raccordés.  OUI ! (bis).  C’était du gâteau.  En suite maintenir appuyer le temps d’une configuration avancée (s’il vous plaît).  Les petits carrés avancèrent dans le rectangle au milieu de l’écran comme des morceaux de faïence brisée alimentant une mosaïque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A chaque étape j’attendais le signal « retour au départ, erreur irrémédiable, espèce de techno-crétin ».  Il n’en fut rien.  Quel soulagement d’oser affronter l’abstrait sans être exclue du club des connaisseurs connectés.  Donc tous ces gestes savamment accomplis par mon beau frère ne découlaient pas d’une supériorité génétique mais de la même façon que l’on suit une recette de cuisine (la vaisselle en moins).  Tout ce temps que j’avais boudé la communication mystique du web dans ma propre demeure, associant sa mise en route chez moi à un néant géant, me sentant en sécurité qu’entourée d’informaticiens émérites.  Quelle erreur remédiable.  Quel exploit formidable de démystification, d’autosatisfaction.  J’avais signé ma propre déclaration d’indépendance.  Tout allait rentrer dans l’ordi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-835770233780067828?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/835770233780067828/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=835770233780067828' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/835770233780067828'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/835770233780067828'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2008/04/cder-ou-pas-cd.html' title='Céder ou pas C.D.'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6467248327387027920.post-2996300117990000965</id><published>2008-04-26T22:10:00.000+02:00</published><updated>2008-04-27T11:35:11.630+02:00</updated><title type='text'>Ca roule ma poule ?</title><content type='html'>La carcasse de poulet est en plein milieu de la rue. Marie n’aime pas ça. Marie n’aime pas sa voisine (trop indépendante), les fils de sa voisine (trop bruyants), le jardin de sa voisine (trop près), la voiture de sa voisine (trop vieille), la façon de s’habiller de sa voisine (trop bohème), la chatte de sa voisine (trop). C’est cette fichue voisine qui pollue la rue avec ce satané poulet, elle en est sur. Elle est comme ça sa voisine – sale, indisciplinée, impolie, et elle va le payer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marie est la femme d’Hervé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hervé, lui, est brave. Ce n’est pas lui, mais son fiston qui lui avait dit :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Si tes merdeux de gosses laissent trainer une fois de plus leurs vélos dans la rue je vais les rouler dessus » (les vélos bien entendu pas les gosses).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas Hervé, donc. Non, Hervé dit :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Je travaille nuit et jour pour des gens comme toi ». Elle se demande ce qu’il peut vouloir dire par cela – pour des femmes élevant leurs gamins seules ? C’était proprement merveilleux. Il pouvait en être fier. Ca la laisse néanmoins un brin perplexe parce qu’elle le voit souvent, notre Hervé, planter les fleurs à la Mairie, où il travaille, ou bien suspendre les guirlandes de Noël en décembre. Pourtant elle a de fortes doutes que la Mairie se donne tant de peine rien que pour des gens comme elle. Mais après tout ? Si c’est le cas, elle va de nouveau voter pour Mr Bouvier aux prochaines élections municipales. Mr B. a dû prendre connaissance du fait que des gens comme elle ne pouvaient plus s’offrir de fleurs avec leurs maigres ressources, même s’ils en brulaient d’envie d’égayer leurs fenêtres comme tout le quartier ; qu’ils rêvaient de posséder une tondeuse électrique au lieu du faux antédiluvien avec lequel ils tentaient de ramener un semblant d’ordre dans leur bout de jardin. Entre les courses (discount), les lessives (fréquentes), le ménage (récurrent), les devoirs des enfants (prenants). Oh, et il y avait le boulot aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a accroché une liste à côté de son lit. Juste une liste de mots sans ordre ni retenu. Enfants, joie, santé, famille, rires, chaleur humaine, animaux de compagnie, soleil, pluie, toit, amitié, souvenirs, espoir, échange, partage, loyauté, amour. Elle est écrite en encre turquoise avec le stylo plume que son père lui avait donné l’année où elle avait eu son bac, l’année où il est mort. Les lettres sont sures d’elles, droites et justes. Sur un autre bout de papier plié et mis au fond d’un tiroir elle a noté (tout petit en encre noire) nombrilisme, se lamenter, méchanceté, mesquinerie, donneur de leçons, hypocrisie, intolérance, bêtise, lâcheté. Elle ne la lit plus cette liste – elle la connaît par cœur. Ca l’écœure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marie roule sur la carcasse de poulet dans sa nouvelle voiture. Ses pneus sont salis mais Dieu soit loué ! elle n’est pas blessée. Elle a échappé belle. Elle demande à Hervé d’en toucher un mot au Maire. On doit nourrir ses animaux hors état de nuire. Ch’est comme chat (et ch’est pas autrement).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6467248327387027920-2996300117990000965?l=welshwitwins.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://welshwitwins.blogspot.com/feeds/2996300117990000965/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6467248327387027920&amp;postID=2996300117990000965' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/2996300117990000965'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6467248327387027920/posts/default/2996300117990000965'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://welshwitwins.blogspot.com/2008/04/ca-roule-ma-poule.html' title='Ca roule ma poule ?'/><author><name>miracle maid</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01930319420773490299</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
