On écrirait à la main sur les vagues avec l'écume pour encre et les algues comme plume. Les gouttes d'eau comme des diamants dansant dans la marée, les crabes pincant nos doigts d'auteur. On viserait l'horizon pour faire passer le verbe, et le message de nos textes s'échapperait de la bouteille des interdits. Les mots ondulent. Ils vont et viennent au gré des lunes, pleins par moment, éffacés et modestes par d'autres.
On soulagerait sa main dans les dunes dans la chaleur du sable, caché du vent salé. Nos mots sablés naîtront ainsi du sel et de la pierre, pimentés mais pas pétrifiés.
On goûterait le parfum du large. On se délecterait de l'union de la terre et la mer avec nos propres envies volant au dessus de la plage page où les seules lignes sont le ciel et l'eau infinis. Eblouis par tant de liberté, le canevas d'une vie choisie.
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