samedi 13 avril 2019

Where there's a will there's a world

early hours 13/04/2019


I will write a book I will
And what will you put in it?
I will put words therein
I will will the words to spill
into my book
I am wilful and wordstruck
My book will be my testatment
My testament will be my will

Fiat Ampulla aka Lightbulb moment! Shukran Maram.

Total delight tonight (12/04/2019) at a reading by Maram Al Masri.

I would translate "Je te menace d'une colombe blanche" threatened not alerted you. And I was brave enough to give her this! "Les poétes sont les femmes de ménage du monde"



Mar(r)am grass... "Ecrire c'est vivre sur le bord d'une falaise et s'accrocher à un brin d'herbe.

and there's more, so much more


https://exchanges.uiowa.edu/issues/cae-sura/seven-poems-from-emthe-abductionem/
beautiful

samedi 6 avril 2019

Te tengo en un tango

La cave
Il la regarde
Elle sait
Il avance
Elle acquiesce
C'est fini

Ça vient de commencer
Elle qui aime danser
Dans ses talons impossibles
L'élégance faite chaire
Le glamour

Ça tournicote
Ça sent les fûts de vin
Il la regarde
Elle sait

Petite brune téméraire
Elle a signé
Le silence dans la nuit
Ils sont doux les reproches

La clause de non concurrence saute
Les yeux fermés
Elle accepte
Il la regarde
Elle sait

Elle sent le souvenir qui pointe
Ils sont doux les reproches
A quoi bon dissimuler sa frustration
Aujourd'hui que la vie l'a punie?

Le chemin tournicote
Il grimpe
Il dissimule à peine le genêt 
et la fougère sur les bords
Il la regarde
Elle sait
Peut-être, pleurer des choses,
sous le chèvrefeuille en fleurs

Sa blessure 
la sait diminuée
Une sainte de broderie
Elle baissera le silence dans la nuit
Il la regarde
Elle sait
Romance à l'affût
Elle danse, elle virevolte

Pourquoi son premier amour
évoque depuis ce pays lointain
le calme?
Elle ouvre les yeux
Il la regarde
Elle sait


samedi 30 mars 2019

Fables alchimiques

Seule

Doux.  A priori.  Ce tout petit ballon moelleux en caoutchouc qui aide à déstresser quand on le manipule.  Mais.  Qui se souvient de la cicatrice laissée sur l'arbre qui pleure son sang?  Comment nommer cette douleur de son intégrité violée?  Qui se soucie de ce plasma transporté à l'autre bout de la terre.  La Nouvelle Route de L'Effroi.  L'arbre est coupé dans sa chair, le lien est coupé dans sa substance pour plaire aux créatures en quête de distraction dans un autre coin de la Terre.  C'est le jeu.   Prendre la matière, la chauffer, la pigmenter , la mouler en forme ovale avec les couleurs de l'équipe.  En faire le symbole d'une lutte noble pour atteindre la gloire d'une nation. Le trophée sur le terrain.  La coupure sur le tronc à mille lieux.  La Coupe des victorieux dans ce lieu.  Et si on arrêtait?

Binôme

Où donc est la limite de l'éternité à venir ou celle de l'éternité du passé?  Que de couches superposées tapissant les entrailles de la Terre.  Nous savourons ces croquants délices sans jamais s'interroger sur leur provenance.  On reste immortel tant que l'on respire, tant que la flamme ne s'éteint pas dans son coeur.  L'éternité du présent aidant, on avance les yeux ouverts.  On goûte les cerises du moment en recrachant les noyaux.  On respire le réel en accueillant les pépins.  Aussi la pépinière de notre destin est cultivée par nos soins.  Ainsi peut avoir lieu la transformation d'une vie.  Qu'en aurait-il été sans sa flamme?

samedi 9 février 2019

Dixit

http://www.dismoidixmots.culture.fr/ressources/la-thematique-et-les-dix-mots-2018-2019

Arabesque
Composer
Coquille
Cursif/ve
Gribouillis
Logogramme
Phylactère
Rébus
Signe
Tracé

Dans cette coquille demeure le jaune de l'oeuf qui donnera naissance à des décorations arabesques sur les gâteaux de la St Valentin.  Même les gribouillis des enfants pâtissiers seront admirés et applaudis.  Leurs tracés seront autant de logogrammes en cursif appris laborieusement à l'école.  Composer les signes comme des rébus renfermés dans des phylactères.

'L'art c'est comme la moralité, ça consiste à tracer une ligne quelque part' G.K Chesterton - Orthodoxy 1908

Seule :
Laisser une trace.  Ce dessin témoin de ses gribouillis d'enfance où le ciel ne touchait pas terre.  Etre née quelque part.  Etre née aux idées en attente de signes.  Faire de l'ennui un art arabesque foisonnant de consonnes cursives.  Guidée par son seul phylactère sonore, cette bulle vorace, la preuve d'expériences amassées, de bras enlacés, de coquilles cassées.  Le poussin du destin remue ses ailes, brise le havre rigide de sa genèse.

A deux :
Le tracé du temps

La vie est une énigme.  Deux corps font de l'ennui un art arabesque dont l'écriture minuscule passe en MAJUSCULE vorace et fait pousser la bulle.  Inaccessible et mystérieux, le poussin du destin brise le havre rigide de sa genèse.  Commence alors l'enfantement des gribouillis où le ciel ne touche pas terre, où les rêves deviennent des rébus.  La coquille imparfaite libère une identité mouvante, émouvante.  La suite aux multiples images, aux idées en attente de signes...

samedi 12 janvier 2019

Rêves et résolutions

Je veux
faire confiance à la suite, à mes projets naissants
trouver les moyens habiles de sauter le pas
me sentir bien avec ma décision de changement
retrouver ma marge de liberté, d'esprit surtout
penser à moi
rester en santé physique et mentale pour bâtir mon devenir
faire de nouvelles connaissances
vibrer

J'ai à coeur de
voir la paix pour mes enfants
voir l'énergie des colères se transformer en des sociétés plus humaines, moins centrées sur l'avarice
trouver des personnages à admirer
voir des gens plus soucieux de ce qui les entoure

Je sens
une agitation
le décalage entre les populations
le danger
la violence
la fin d'un cycle
l'approche de l'inconnu
la naissance de l'avenir

C'est trop bien d'arriver là.  Epanouie, accompagnée par son chien, senior, fidèle.  Ne pas poser de questions.  Accepter le vent dans les cheveux et le sable entre les doigts de pied.  Laisser ses empreintes sur la plage le temps que la mer va chercher ailleurs.  Savourer la complicité avec l'animal qui est plus futé que la plupart des êtres que l'on croise dans une journée.  Prendre son temps.  Ecouter la chanson des vagues.

Changement de marée.  Démarrer le changement

Le ciel étoilé et scintillant murmure la chanson des vagues salées. Je suis la voix qui glisse dans mon oreille pleine de chatouilles. Ecoutez.  Je suis la fin d'un cycle.  Je suis l'approche de l'inconnu.  Je suis le temps pris à faire naître l'avenir.  Je suis agitation, anticipation, énergie, vibration.  Je suis donc je pense ... qu'il est temps d'en finir avec l'avarice, le décalage entre les populations.  Je suis en quête de nouvelles connaissances, de personnes à admirer, des gens soucieux de ce qui les entoure, de la compassion, de la confiance.  Je suis le chien fidèle. Je suis l'empreinte laissée sur la plage le temps que la mer va chercher ailleurs.  Je suis complice de l'épanouissement.  Je suis un animal que l'on ne tient pas en laisse.  J'ai le sable entre mes pattes et le vent dans mes narines.  Je suis un animal plus futé que la plupart des êtres que l'on croise dans une journée.  Je flaire le danger.  A moi d'aboyer pour le neutraliser.  Je suis donc j'avance.

jeudi 27 décembre 2018

Words were exchanged (in the best Christmas tradition!)

So - for my 60th I was regaled with a collier de (mes) mots by F. F and I then decided to create a story with each other's words IN ALPHABETICAL ORDER!  Here is my offering.  Have another port or 3 before you start reading...



Il n'en avait pas l'air mais il devait boire de l'alcool pour parler à sa fille.  Il a toujours eu du mal à articuler ce qu'il ressentait. Ça l'avait empêché d'avancer.  Il se souvenait quand elle était petite et qu'il s'assit avec elle en murmurant une berceuse chaque soir, caressant son front comme une brise légère et douce.  Etait-ce juste des carabistouilles?  Un jeu de cat miaou?  Sa chance à lui était que la petite avait du cœur et ne prêta pas attention à cette daube affective. Elle se laissait aller dans la détente avec une éclaboussure de rires et un éclat de gloussements quand il oubliait les paroles.  Même jeune elle savait que, pour lui, le verbe dansait comme l'écume sur l'océan de ses sentiments enfouis.  Il l'avait appelée Emeraude pressentant l'énergie qui était en elle.  Toute énigme qu'elle était la ferveur dans son premier souffle l'a transpercé comme le flot de vastes étendues d'eau.  En grandissant elle devint foldingue de leurs escapades sur la côte humer la fraîcheur du vent marin, la côte telle une frise étendue devant eux, recevant les giclées d'eau salée lorsqu'ils s'accroupissaient pour ramasser les herbes mouillées et admirer les iris danser dans les jardins de pêcheurs.  Son jeu préféré, accompli avec joliesse, fut de toquer chez Bastien pour traire sa chèvre.  Elle buvait le lait chaud et crémeux avec légèreté en se délectant de ce don caprin.  En suite une escapade dans la forêt pour admirer les lianes adossées aux arbres comme des manteaux chauds. Elle faisait le lien entre cette vie qui ne cessa de luire dans toute sa splendeur naturelle. Assise sur la mousse verte, même si un gros nuage cachait le soleil la nuagerie fut pour elle un oui à l'obscure, pas le blanc, sombre, agouti d'un ouistiti.  Elle fut ouverte à toute découverte.  D'ailleurs s'ouvrir au monde était sa quête depuis toute petite malgré le handicap affectif de son père.  Elle allait se ressourcer près du ruisseau écouter le silence de son cœur, le souffle de l'eau à sa source.  Ça la faisait sourire.  L'eau soyeuse qui dévalisa la pente de la colline en spirale, à sa grande surprise quand elle essaya de la tenir dans ses mains, ne cassait pas les tiges ni les toiles d'araignée mais les faisait seulement vibrer.  C'était de la magie pure.  L'air aussi vif que l'eau était vive.  Une voile de mouvement propulsée par la force du vent. Yes !  Youpi!  Ç'est à partir de ces moments magiques qu'elle comprit son père et le monde qu'il habitait.